« L’Exorcisme de Hannah Grace » est un nouveau thriller Sony Pictures sorti en salle à la fin du mois de novembre 2018. Film à « petit budget », il est le premier long métrage tourné entièrement avec un reflex plein format sans miroir : le Sony A7S II.Le film relate d’histoire d’une ex-policière déchue en désintoxication qui accepte un travail dans la morgue de l’hôpital où elle se soigne. Un jour, un corps sévèrement mutilé lui est confié. La jeune femme assiste alors à une série de meurtres qui la conduit à affronter une entité démoniaque.

Bien que l’A7S II soit une solution nettement moins chère que le matériel normalement utilisé pour ce type de film (RED, Arri et Panavision), il a été retenu notamment pour ses performances en faible luminosité et son plein format permettant de bénéficier d’une fiable profondeur de champs.

Le producteur exécutif Glenn S. Gainor recherchait un équipement permettant à son équipe de produire des images puissantes dans un délai serré. Il a alors opté pour le Sony A7II S et des objectifs grand format Vantage Hawk 65 Anamorphic. « Je savais que le Sony A7S II avait un capteur plein format et pouvait filmer en 4K » déclare Gainor. « Les objectifs Hawk 65 appliquent une compression de 1,3 fois sur les photos, ce qui a permis à l’équipe de capturer des images 2,40: 1 sur le capteur 16: 9 ».

Le faible coût de l’appareil a permis de multiplier les équipements et de pouvoir disposer sur le plateau de tournage de 6 objectifs (40mm, 40mm, 60mm, 60mm, 95mm et 95mm) monter chacun sur un reflex différent afin de limiter les manipulations et changements d’optique. Gainor explique :« Nous avions quatre ou cinq caméras prêtes à tout moment. Nous n’avons jamais eu besoin d’attendre lors des changements d’objectifs. Compte tenu des tendances en matière d’appareils photo numériques et de l’importance que représente le choix des objectifs, on peut dire que c’est l’avenir du cinéma. »

Le directeur de la photographie, Lennert Hillege, a déclaré que le plus gros défi de l’A7S II a été sa compression mais il a ajouté que la perfection technique n’était pas l’objectif. « Le plus gros défi était la compression 8 bits de l’appareil photo » déclare Hillege. « Il y a eu certes des limites à prendre en compte, mais l’image était spectaculaire. »