Singapour : la police peut utiliser l’app de contact tracing pour ses enquêtes

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C’est une réponse à une question sensible que vient de donner Desmond Tan, le ministre de l’Intérieur de Singapour. Interrogé par un député au sujet de l’application de suivi de contact TraceTogether utilisée dans le cadre de la lutte contre le covid-19, il a indiqué que les données récoltées par celle-ci pourraient être utilisés par la police du pays dans le cadre d’enquêtes criminelles.

Une utilisation contestable des données personnelles

Le dirigeant a tout d’abord tenu à rappeler que « le gouvernement est le gardien des données de TraceTogether et que des mesures strictes sont mises en place pour sauvegarder ces données personnelles ». Dès lors, ces informations sont stockées sur des serveurs sécurisés et seules les personnes dûment autorisées peuvent y accéder.

C’est justement le cas des policiers car l’utilisation des données de TraceTogether est légale dans les cas « où la sûreté et la sécurité des citoyens sont ou ont été affectées ». Dès lors, « les agents de police autorisés peuvent alors invoquer le Code de procédure pénale pour obtenir ces données à des fins d’enquête criminelle (…) mais dans le cas contraire, les données TraceTogether ne doivent être utilisées que pour le traçage de contacts et dans le but de lutter contre la situation COVID. »

On peut imaginer qu’une opposition à ces dispositions devrait se faire entendre dans la mesure où ces informations sont utilisées pour d’autres fins que la lutte contre la pandémie. Il faut noter que cela n’est pas possible en France où un certain nombre de garde-fous ont été mis en place autour de TousAntiCovid. Ainsi, les données recueillies sont anonymisées et ne sont conservés qu’au maximum durant quinze jours. À noter que l’app a déjà été téléchargée plus de 12 millions de fois dans l’Hexagone et que l’on se rapproche de l’objectif des 15 millions d’utilisateurs fixé par le gouvernement français.

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