Les réponses formulées à l’issue du grand débat seront “précises”, promet Sebastien Lecornu dans un entretien au Journal du dimanche. Mais il y aura aussi des “surprises pour ceux qui pensaient que le débat allait être corseté”.

En avril, “Emmanuel Macron précisera sa vision en donnant (…) le sens de la direction à suivre pour le gouvernement. Au début du débat, dans sa lettre, ses questions étaient précises, ses réponses le seront aussi“, affirme le ministre chargé des Collectivités territoriales.

Le coanimateur de la consultation citoyenne, ouverte en pleine crise des gilets jaunes, assure que sa clôture “ne signifie pas ‘circulez, il n’y a plus rien à voir, vous pouvez rentrer chez vous’. Après le temps du débat, après le temps du constat, cette prise de parole marquera le temps des propositions et de l’action, qui se déploieront jusqu’à l’été”, ajoute-t-il.

Accélérer et corriger avec “humilité”

Il faudra “rester dans l’épure de ce qui fait l’ADN du macronisme” mais “l’idée qu’il faudra faire des choses différemment est une évidence”, estime-t-il. Et de poursuivre:

“Nous pouvons muscler certains thèmes, accélérer ou corriger sur d’autres. Avec humilité.”

Parmi les thèmes qui ont émergé du débat, “il y a bien sûr la fiscalité, la démocratie, la transition écologique, la revalorisation de ceux qui travaillent, l’organisation des services publics.

D’autres thèmes ont émergé comme “la lutte contre la spéculation, contre les inégalités salariales, l’immigration, la revalorisation du métier d’enseignant ou encore l’accès aux soins”, énumère Sébastien Lecornu. Et “le président se laisse le choix” d’organiser ou non un référendum, assure le ministre.

1,4 million de contributions

Il salue la “réussite”: “Il y a eu 10.000 réunions en deux mois, 1,4 million de contributions sur la plateforme dédiée, 16.000 cahiers déposés dans les mairies.” Et “60 % des réunions organisées l’ont été par des élus locaux”, un “pied de nez pour ceux qui, au nom des maires, pensaient que ces derniers ne s’en mêleraient pas”, lance-t-il en citant “certains représentants de la droite sénatoriale, et d’autres comme le vice-président de l’Association des maires de France, André Laignel, (qui) ont parlé trop vite”.