Crédits – Frank Winkler via Pixabay CCUne nouvelle étude financée par le MIT et la Fondation Simons vient d’être publiée, et elle pourrait bien bouleverser toutes nos certitudes sur l’évolution de la vie sur Terre. Si le monde semblait jusqu’à présent convaincu que les premières cellules vivantes avaient fait leur apparition dans les océans, les étangs, mares et autres étendues d’eau stagnantes seraient en réalité bien plus propices au développement cellulaire. Selon cette étude, les plans d’eau peu profonds seraient en effet beaucoup plus concentrés en azote, un gaz inerte indispensable à la vie.

“Il est difficile de concevoir l’origine de la vie dans les océans. Il est en réalité beaucoup plus probable que cela ait eu lieu dans un étang” – Sukrit Ranjan

Présent en quantité dans les étangs peu profonds, le dioxyde d’azote aurait ainsi pu s’accumuler au fil des millénaires pour finalement réagir avec d’autres composés chimiques, et ainsi donner naissance aux tous premiers organismes vivants sur la Terre. Coécrite par Sukrit Ranjan, Andrew Babbin, Zoe Todd, Dimitar Sasselov et Paul Rimmer, cette étude remet complètement en cause les théories selon lesquelles les prémices de la vie auraient eu lieu dans de grandes et profondes étendues d’eau. Même si le sujet pourrait bien faire débat encore quelques années, la publication de cette nouvelle étude permet de concevoir le début de notre existence sous un jour inédit.