Scolarité, hébergement, accompagnement… Les chantiers de la Conférence nationale du handicap – Europe 1

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Passer des droits formels, c’est-à-dire inscrits dans la loi, aux droits réels. C’est l’objectif affiché de la Conférence nationale du handicap de la présidence d’Emmanuel Macron. Représentants d’associations, élus locaux, chefs d’entreprises, enseignants ou encore ministres… Au total, 450 personnes se retrouvent ce mardi matin dans la salle des fêtes de l’Elysée pour y participer.

15 ans après la loi voulue par Jacques Chirac

Le choix de la date, le 11 février, n’est pas anodin. Cela fait très exactement 15 ans que la loi “handicap” de 2005, voulue en son temps par Jacques Chirac, a été adoptée. Beaucoup de décisions ont été prises depuis, mais les progrès annoncés ne sont pas toujours visibles pour les personnes en situation de handicap qui représentent aujourd’hui un Français sur cinq. A l’Elysée, on fait remarquer que la conférence a lieu au milieu de quinquennat, avec encore du temps pour en voir la concrétisation donc.

Plus aucun enfant sans solution scolaire

Premier chantier : permettre aux personnes en situation de handicap d’avoir les mêmes possibilités que leurs concitoyens, et cela dès l’école. L’exécutif promet qu’à la rentrée prochaine, plus aucun enfant en situation de handicap ne se retrouvera sans solution scolaire.

Dans un deuxième temps, l’exécutif souhaite augmenter le nombre de places d’hébergement pour limiter les départs vers la Belgique notamment. Actuellement, 6.500 adultes et 1.500 enfants sont pris en charge de l’autre côté de la frontière, en raison d’un manque de places en France. Cette situation coûte chaque année un demi-milliard d’euros à l’Etat. Dans les deux années à venir, 6.000 places supplémentaires seront créées sur le sol français.

Un numéro unique mis en place

Le gouvernement vise enfin à rendre plus efficace l’accompagnement des personnes en situation de handicap et de leurs familles. Pour le moment, ces dernières s’adressent aux Maisons départementales du handicap, créées par la loi de 2005, pour obtenir des aides. Mais d’un département à l’autre, les délais de réponse varient de deux à dix mois. Un délai maximum de 3 mois devrait être instauré et généralisé à toute la France. Une mesure qui doit s’accompagner de la mise en place d’un nouvel outil : un numéro unique disponible sur l’ensemble du territoire, le 360.

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