Une page se tourne à Collonges avec la disparition de celle que tous à l’Auberge appelaient  « Madame »…

Toujours souriante, accueillante, Raymonde Bocuse a, par sa présence, son efficacité discrète, régné sur le restaurant triplement étoilé pendant plus de soixante ans.

Depuis la disparition en janvier 2018 de son mari Paul Bocuse, elle connaissait des ennuis de santé. Mme Raymonde vient de s’éteindre dans ce décor cher à son cœur, entourée de sa fille Françoise Bocuse Bernachon, de ses trois petits- enfants et de ses sept arrière-petits-enfants.

Monsieur Paul et son épouse réunis autour du gâteau d’anniversaire

Lorsque Paul Bocuse soufflait ses 90 bougies

C’est très exactement le 6 août 1946 que Paul Bocuse, après avoir combattu lors de la Seconde Guerre mondiale, engagé volontaire au sein de l’Armée française de la Libération, épouse Raymonde Duvert, une jolie jeune fille blonde, originaire de Saint-Rambert-d’Ile-Barbe, rencontrée à l’adolescence.
Il y a un an, l’étoile Paul Bocuse s’éteignait
Ensemble, ils affrontent les difficultés du quotidien, puis la renommée, avec l’obtention d’une, puis deux et enfin trois étoiles au Michelin, en 1965.

Durant toutes ces années, Mme Raymonde, l’âme du restaurant de Collonges, assuma son rôle d’hôtesse toujours présente, veillant chaque matin à la décoration de la salle, redressant une fleur dans un vase, circulant de table en table, veillant au confort et au bien-être des clients, réservée, mais sachant dire un mot gentil à chacun.

Élégante, Madame Raymonde l’était pleinement, car elle avait cette élégance du cœur des « grandes dames » !

Gisèle LOMBARD