Réunion des gauches : les lignes d’accord et de désaccord se précisent – Le Monde

Spread the love
  • Yum
Les participants à la réunion des gauches, à la sortie de la discussion, samedi 17 avril.

Les dirigeants des partis de gauche et écologistes ont affiché leur satisfaction à la sortie de la rencontre organisée samedi 17 avril par Yannick Jadot, dans un hôtel du 19e arrondissement de Paris. « Très positif », « très prometteur », « une bonne ambiance » … les termes employés par les différents participants pour qualifier ce rendez-vous étaient quasiment unanimes. Même s’ils n’étaient pas tous venus avec le même objectif, les ténors écologistes, « insoumis », socialistes et communistes ont donné le change en se félicitant de l’initiative.

Le député européen Europe Ecologie-Les Verts Yannick Jadot, qui ne cache pas ses prétentions pour 2022, a en effet réussi son coup : tout ce que l’échiquier politique compte d’organisations de gauche était présent et est resté jusqu’au bout des trois heures de la rencontre. Tous se sont entendus sur le constat d’une possible élimination de la gauche de l’élection présidentielle et du danger réel d’un duel Macron-Le Pen dont cette dernière pourrait sortir vainqueure. Pas question donc de laisser un climat délétère s’installer entre forces de gauche comme ce fut le cas ces dernières semaines. L’ensemble des organisations a convenu de conclure un pacte de « respect mutuel », d’éviter les polémiques disqualifiantes et d’adopter une position de défense mutuelle quand le gouvernement s’en prendrait à l’un d’entre eux.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi A gauche, derrière l’unité, un axe social-écologiste se dessine pour 2022

« Ripostes communes »

La vingtaine des chefs de parti a aussi décidé d’organiser des « ripostes communes » sur les grandes réformes gouvernementales : assurance chômage, retraites, loi climat, loi « sécurité globale »… Ils se sont également accordés sur le fait que, si chacun met au point son programme pour 2022, il serait nécessaire de les confronter. Une nouvelle rencontre aura donc lieu à la fin de mai afin d’échanger sur les propositions de chacun. Les plates-formes associatives et initiatives citoyennes telles que « Plus jamais ça » ou « 2022 en commun » seront conviées à cette nouvelle rencontre et des débats publics sont envisagés.

« Si LFI n’est pas dedans, cette histoire ne va pas marcher. Une candidature PS-EELV, on a déjà connu ça et ce n’est pas une candidature commune », note Benoît Hamon.

Venu pour représenter La France insoumise, Eric Coquerel s’est montré satisfait : « On a rempli nos objectifs, explique le député de Seine-Saint-Denis, hostile à tout accord pour 2022. Ce n’est pas la rencontre du siècle, mais on va être capables de se mobiliser ensemble sur les questions sociales et les libertés publiques. »

Il vous reste 51.14% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Leave a Reply

%d bloggers like this: