Un geste en direction des petites retraites. Emmanuel Macron est pour la réindexation des “retraites de moins de 2.000 euros” sur l’inflation à partir du 1er janvier 2020 ainsi que la pérennisation de la prime exceptionnelle de 1.000 euros annoncée en décembre, selon son projet d’allocution qu’il devait prononcer lundi 15 avril au soir.

Je sais tous les malentendus qu’il y a eu sur le sujet des retraites dans ces deux années. Je le regrette. Je veux que la considération pour les retraités se traduise par de la confiance et des règles claires. Les retraites de moins de 2.000 euros seront réindexées sur l’inflation dès le 1er janvier prochain“, selon ce projet de discours repoussé du fait de l’incendie de Notre-Dame. 

Par mesure d’économie, Édouard Philippe avait annoncé fin août que la hausse des pensions de retraites (tout comme celle des allocations familiales et des aides personnalisées au logement, APL) serait plafonnée à 0,3% en 2019 et 2020, une mesure impopulaire qui s’ajoutait à l’effet de la hausse de la CSG pour certains retraités. 

Un effort “trop important” et “pas juste”

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p class=”article-p mdl”>Le 10 décembre, lors d’une allocution télévisée après trois semaines de crise des “gilets jaunes”, Emmanuel Macron avait déjà annoncé l’annulation, pour 2019, de la hausse prévue de la CSG pour les retraités touchant moins de 2.000 euros par mois.

“L’effort qui leur a été demandé était trop important et n’était pas juste”, a-t-il dit. Jusque-là, seuls les retraités gagnant moins de 1.200 euros environ étaient exemptés. En la réindexant sur l’inflation à partir de 2020, la progression des pensions sera plus rapide l’an prochain. Selon le projet de discours, le chef de l’État doit également annoncer que la prime exceptionnelle de 1.000 euros défiscalisée et sans cotisations sociales décidée fin décembre 2018 face au mouvement des “gilets jaunes” va être “pérennisée” et ouverte aux employeurs “chaque année”. 

La prime exceptionnelle que nous avons créée à la fin de l’année dernière, sera pérennisée chaque année”, selon le verbatim du projet de discours. Cette prime, annoncée en décembre et dont le versement était possible jusqu’au 31 mars, est dans son format actuel ouverte aux salariés touchant jusqu’à 3.600 euros mensuels net. “L’Élysée ne confirme ni ne commente les fuites dans la presse au sujet de la sortie du grand débat national”, a réagi la présidence, après la diffusion du texte par plusieurs médias. 

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