Résultats des élections départementales 2021 : la liste des départements qui ont basculé – Le Monde

Spread the love
  • Yum

Quelque peu éclipsées par la présence de possibles futurs présidentiables et autres ministres au scrutin régional, les élections départementales ont cependant livré certains enseignements sur l’équilibre politique au niveau local.

La droite confirme sa domination en conservant 64 conseils départementaux sur les 95 à renouveler, dans une élection qui restera teintée par une écrasante abstention (65,7 %, selon les estimations Ipsos-Sopra Steria). Si les élus sortants ont souvent été gagnants, sept départements ont basculé : certains repassent sous leurs couleurs historiques après une alternance en 2015, d’autres voient la fin d’une longue tradition politique.

Lire aussi Résultats élections départementales 2021 : la carte des résultats canton par canton

Le Parti communiste français (PCF) ne gère plus aucun département. Au pouvoir dans le Val-de-Marne depuis quarante-cinq ans, les communistes ont été battus par la liste LR-UDI-Libres ! emmenée par le maire de Maisons-Alfort, Olivier Capitanio. L’alliance de gauche – dirigée par le communiste Christian Favier, qui était à la tête du département depuis 2001 – a remporté 11 cantons, contre 14 pour l’union de la droite et du centre. « Le PC s’est toujours présenté comme un bouclier social. Mais après cinquante ans de communisme, on s’aperçoit que le Val-de-Marne est un des départements d’Ile-de-France avec le plus haut taux de pauvreté », a réagi M. Capitanio, qui devrait logiquement succéder à M. Favier.

Lire l’analyse :  Résultats des élections départementales 2021 : quelques bascules, mais peu de surprises

Depuis 1945, ce département n’avait connu que deux périodes à droite : entre 1973 et 1976, puis entre 1992 et 1998. Une troisième s’est ouverte dimanche. La droite a remporté 17 des 31 cantons qui composent le département, dont certains très ancrés à gauche, comme Aigueperse, Lezoux, Brassac-les-Mines, Saint-Eloy-les-Mines ou Cournon-d’Auvergne. Le sénateur Les Républicains (LR) Jean-Marc Boyer, leader du groupe Union des républicains au conseil départemental, a déclaré que le candidat officiel de la droite pour la présidence serait désigné le 28 juin.

Le Finistère, à gauche depuis vingt-trois ans, passe à droite de justesse avec 14 cantons sur 27 pour les binômes d’union de la droite et du centre. Parmi les deux cantons remportés, celui de Brest 3, où figurait celui qui était présenté comme le potentiel futur président de l’assemblée départementale en cas de victoire de la gauche, Marc Labbey. Le poste devrait finalement revenir à Maël de Calan, le candidat divers droite élu dans le canton de Saint-Pol-de-Léon.

Il n’y a plus de départements à gauche en Auvergne-Rhône-Alpes. En Ardèche, la droite a remporté 10 des 17 cantons, ravissant la collectivité à la gauche. Net vainqueur sur le canton de Guilherand-Granges, le chef de file LR Olivier Amrane pourrait prendre la tête du conseil départemental. Il succéderait au socialiste Laurent Ughetto, qui occupe cette fonction depuis 2017. Les cantons du sud du territoire, Aubenas 2 et celui des Cévennes ardéchoises, ont fait la différence, puisque tous les deux ont basculé à droite.

Basculement historique dans ce département de 164 000 habitants en Provence-Alpes-Côte d’Azur qui passe à droite après vingt-trois ans de socialisme, la liste LR-UDI ayant remporté une large majorité. La liste LR, qui avait déjà obtenu deux sièges au premier tour, a réuni 39 % des voix, lui donnant 18 sièges de plus ; le Parti socialiste (PS), qui dirigeait la collectivité depuis 1998, ne conserve que deux sièges, les autres listes se partageant les six sièges restants.

Après avoir été conquis par la droite en 2015, le département repasse sous contrôle d’une liste de gauche (PS-PC-EELV). Philippe Bouty, candidat socialiste, a remporté cette élection et s’est dit « prêt à assumer cette responsabilité-là », en parlant de la présidence du conseil. Le président sortant, Jérôme Sourisseau, réélu, a estimé qu’en Charente la droite avait peut-être payé « la simultanéité des scrutins », car le candidat socialiste aux régionales, « Alain Rousset, a fait un bon score et était sur une bonne dynamique ».

L’union de la gauche, construite dans les Côtes-d’Armor par le PS et les écologistes dès le premier tour, a battu la majorité de droite et centriste, et reprend le contrôle de ce département breton historiquement à gauche. L’union du centre et de la droite ne conserve que 8 cantons sur 27, soit deux fois moins que lors de la dernière mandature. A noter que c’est dans ce département que l’abstention est la moins forte du pays, atteignant tout de même 59,69 %.

Le Monde

Leave a Reply

%d bloggers like this: