Restrictions dans les bars et restaurants : une “punition collective” et “un risque économique”, grondent les élus – Sud Ouest

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Le président LR de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et la maire de gauche de Marseille ont dénoncé avec “colère” mercredi la fermeture des bars et restaurants décidée par le gouvernement en raison du coronavirus, une “punition collective” décidée “de façon unilatérale”.

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“Cette punition collective est extrêmement dure pour l’économie de nos territoires”, écrit dans un communiqué le président de la région, Renaud Muselier, dénonçant un “quasi-reconfinement”. Il aurait préféré un renforcement des contrôles et des fermetures administratives pour les établissements peu scrupuleux sur les mesures sanitaires.

Selon lui, Marseille a atteint “un plateau” avec un taux d’incidence légèrement en baisse sur une semaine (de 228 à 193 pour 100 000 personnes) et un taux de positivité qui a aussi très légèrement reculé de 8,7% à 8,2%. La preuve, affirme Renaud Muselier, que “les mesures précédentes sont en train de produire leurs effets”.

“J’apprends avec étonnement et colère une décision pour laquelle la Mairie de Marseille n’a pas été consultée. Rien dans la situation sanitaire ne justifie cette annonce”, a tweeté de son côté, la maire de Marseille, Michèle Rubirola, qui est en convalescence après une opération et a confié dans l’intervalle la mairie à son premier-adjoint, Benoît Payan.

La mairie de Paris dubitative

La fermeture anticipée des bars à Paris à partir de lundi, fixée à 22 heures au plus tard par le gouvernement, présente “un risque économique immense”, a réagi le premier adjoint de la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire.

La mesure annoncée par le ministre de la Santé Olivier Véran présente “un risque économique immense”, a-t-il déclaré, sachant que les restaurants ne sont à ce stade “pas concernés” par une fermeture anticipée. L’adjoint d’Anne Hidalgo s’est dit “dubitatif sur la fermeture des bars”, estimant que “le risque maximum est dans les espaces privés”.

Sans aller jusqu’à la fermeture totale des bars et restaurants, comme à Marseille et en Guadeloupe, la capitale fait partie des onze grandes villes françaises placées mercredi en “zone d’alerte renforcée”.

Dans ces zones, “les bars ne pourront pas rester ouverts au-delà de 22 heures” à partir de lundi, a souligné Olivier Véran, rappelant que l’horaire de fermeture sera décidé par le préfet, après concertation des élus locaux.

“Il revient maintenant aux préfets d’en moduler l’application”, a souligné Emmanuel Grégoire, précisant que la mairie de Paris plaidera pour “une proportionnalité sur un certain nombre de mesures relatives au sport, la vie sociale et la culture”.

“Parce que le risque que nous pressentons, c’est que quand vous prenez des mesures trop coercitives (…) le risque ce n’est pas que les gens arrêtent de faire la fête mais se déportent dans des lieux moins contrôlés”, a justifié Emmanuel Grégoire.

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