Rendez-vous supplémentaires, Astrazeneca… Le nouveau calendrier vaccinal à la loupe – BFMTV

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L’arrivée en France du vaccin AstraZeneca, renforçant l’offre, va permettre d’accélérer le calendrier vaccinal en France. De surcroît, le Premier ministre a annoncé jeudi le déblocage de 1,7 million de rendez-vous pour recevoir une injection d’ici fin mars.

À l’extérieur, l’OMS, “inquiète” quant à l’efficacité des vaccins sur les variants et au sujet de l’émergence de nouvelles déclinaisons du virus, pousse à accélérer les campagnes de vaccination en Europe. À l’intérieur, l’arrivée en France du vaccin AstraZeneca va effectivement permettre au gouvernement d’accélérer la cadence. Vœu pieu ou objectif sérieux, l’avenir immédiat s’apprête à le dire mais c’est en tout cas l’intention affichée par l’exécutif jeudi lors d’une conférence de presse dirigée par le Premier ministre.

Un nouveau public

Jean Castex a ainsi affirmé que l’administration du vaccin AstraZeneca va débuter ce samedi. Il a vocation à inoculer un nouveau public. Prenant acte de la demande de la Haute Autorité de santé mardi de ne le dispenser qu’à des individus âgés de moins de 65 ans, Olivier Véran, ministre de la Santé, a en effet annoncé jeudi le destiner “à tous les soignants, pompiers ou aides à domicile de moins de 65 ans”.

L’exécutif, dont l’objectif est toujours d’avoir vacciné tous les Français désireux de le faire d’ici la fin de l’été, veut avoir vacciné toutes les personnes âgées de 65 à 75 ans volontaires pour la fin mai, comme le montre ici Le Parisien.

Rendez-vous débloqués

AstraZeneca rejoint donc le binôme Moderna et Pfizer. Le gouvernement attend de ce peloton plus étoffé qu’il augmente la puissance de frappe. Ainsi jeudi, Jean Castex a d’abord introduit:

“Je mesure parfaitement l’angoisse de toutes ces personnes âgées de plus de 75 ans qui n’ont pas encore obtenu un rendez-vous, de leur famille qui les aident dans leurs démarches, ou qui attendent impatiemment et parfois avec anxiété qu’on les appelle et qu’on leur donne des réponses”.

Il a ensuite enchaîné en annonçant le déblocage de 500.000 rendez-vous supplémentaires d’ici la fin février et dès ce vendredi, puis de 1,2 millions de rendez-vous pour le mois de mars, ouverts à partir du “milieu de la semaine prochaine”.

Ils devraient être suivis encore “d’au moins 500.000 rendez-vous supplémentaires sur le mois de mars que nous ouvrirons progressivement d’ici là”, a poursuivi le chef du gouvernement. En tout et pour tout, le gouvernement espère que les soignants auront pu procéder à 4 millions de primo-injections d’ici la fin du mois contre 2,5 millions dans les anciennes prévisions.

Productions françaises

Mardi, comme l’a remarqué à nouveau Le Parisien, le ministère de la Santé a également édité un nouveau calendrier des livraisons des doses, dossier critique de cette lutte vaccinale contre le Covid-19 au vu des retards de production signalés. Il considère d’abord les trois vaccins ayant déjà cours dans l’Hexagone – à savoir Pfizer, Moderna et AstraZeneca – et trois autres en attente de validation: le Johnson & Johnson, Curevac et Sanofi / GSK.

Mais ces trois derniers n’enverront pas leurs produits avant le milieu voire la fin du printemps. Le gouvernement estime qu’on aura reçu fin mars un ensemble de 16,3 millions de doses au lieu des 21 millions escomptées à l’origine. Malgré tout, considérant les renforts à venir, il table tout de même sur 80 millions de doses à la fin du mois de juin.

Ce contingent, qui garantirait une première dose à tous les Français mais pas la seconde, sera épaulé de productions nouvelles. Ainsi, Emmanuel Macron a annoncé mardi soir au Journal de 20h de TF1 que “dès la fin février” la France disposerait de quatre sites de fabrication. Enfin, en juin, Sanofi lancera, à condition de résultats satisfaisants lors de la phase 2 lors des essais cliniques, la production de son vaccin.

Robin Verner

Robin Verner Journaliste BFMTV

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