Relation entre la Russie et les Etats-Unis : le premier contact entre Biden et Poutine referme la parenthèse Trump – Le Monde

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Joe Biden, alors vice-président des Etats-Unis, et Vladimir Poutine, alors premier ministre de la Russie, le 10 mars 2011 à Moscou.

La première conversation téléphonique entre le nouveau président des Etats-Unis, Joe Biden, et son homologue russe, Vladimir Poutine, mardi 26 janvier, a illustré un paradoxe. La défiance exprimée par le démocrate à l’égard de son homologue, qui tranche avec la volonté « de s’entendre avec la Russie » de son prédécesseur, Donald Trump, n’empêche pas des convergences ponctuelles.

L’administration Biden peut ainsi se féliciter d’un premier résultat avec un accord permettant une extension pour cinq ans du dernier traité de réductions des arsenaux nucléaires, New Start, qui arrive à expiration au mois de février. Le dossier du nucléaire iranien, qui figurait au menu de cet échange, pourrait également être propice ultérieurement à une collaboration similaire.

Trois sujets de préoccupation

Le changement de ton, pourtant, est net. Vladimir Poutine avait attendu la confirmation officielle des résultats de la présidentielle américaine, avec le vote du collège électoral, pour féliciter Joe Biden, le 15 décembre 2020, alors qu’il s’était montré bien plus empressé en 2016. Donald Trump avait placé symboliquement son homologue russe sur un pied d’égalité avec les alliés des Etats-Unis, le Royaume-Uni excepté, en le joignant pour la première fois après sa prise de fonction le même jour que les responsables allemand, français, japonais et australien. Cette fois-ci, le président russe est passé après le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, et même le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

L’appel a donné lieu à des communiqués dans lesquels les deux dirigeants ont mis en avant leurs priorités. Le président russe a plaidé pour « une normalisation des relations » entre les deux pays, jugées conforme à leurs « intérêts », « mais aussi de ceux de toute la communauté internationale, étant donné [leur] responsabilité particulière dans le maintien de la sécurité et de la stabilité dans le monde ».

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Joe Biden avait indiqué la veille qu’il estime possible « à la fois d’agir dans l’intérêt mutuel de nos pays avec l’accord New Start et dire clairement à la Russie que nous sommes très préoccupés par son comportement ».

Il avait cité alors trois sujets de préoccupation de Washington qui ont tous été mentionnés mardi selon le bref compte rendu de la Maison Blanche. Il s’agit tout d’abord du sort de l’opposant russe Alexeï Navalny, au lendemain de manifestations massives suivies de vagues d’arrestations dans tout le pays pour protester contre son emprisonnement, après une tentative d’empoisonnement dans laquelle Moscou est incriminé.

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