Régionales : Valérie Pécresse officialise sa candidature en Île-de-France – Le Figaro

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La présidente de la région, qui candidate pour un deuxième mandat, souhaite «un RER vélo, des lycées rénovés, des aides à l’achat d’un véhicule électrique» et «un prix maximum bloqué à 4 euros pour se déplacer partout dans la région en transports en commun».

Ce n’était un secret pour personne mais la nouvelle est désormais officielle: Valérie Pécresse est candidate à sa propre succession pour poursuivre le travail. «Je suis candidate à un second mandat à la tête de la région Île-de-France», déclare la présidente Libres ! sur le site du Parisien, mercredi soir, en esquissant les grandes lignes de son programme.

Ses soutiens avaient multiplié les initiatives au cours des dernières semaines pour préparer le terrain de cette candidature. La dernière fut une mobilisation de plus de 500 maires favorables à sa réélection en juin prochain. Soutenue par Les Républicains, Valérie Pécresse a dévoilé ses ambitions depuis le QG de campagne où elle avait fêté sa victoire en 2015, en traçant les lignes de son nouveau projet.

Parmi les annonces, on note sa volonté de lancer un «RER Vélo» (pistes cyclables sécurisées), des rénovations de lycées, des soutiens à l’achat de véhicules électriques, des tarifs plafonnés à 4 euros pour se déplacer partout dans la région en transports publics quand on n’a pas de Pass Navigo, une mutuelle régionale avec des tarifs plus bas (20 à 30%)… «Je suis une écologiste des solutions», déclare-t-elle dans cet entretien, où elle estime que la gratuité est une « illusion anti-écologique». Pécresse s’engage aussi à ne pas porter atteinte au pouvoir d’achat des Franciliens et à ne pas augmenter le prix du Pass Navigo. Elle prévoit une prime de 6000 euros (cumulable avec les aides de l’État) pour les Franciliens prêts à acheter une voiture électrique.

«Pas de bidouillage d’entre deux tours»

Côté sécurité, elle annonce la création d’un même centre de commandement pour les forces de la RATP et de la police nationale, le recrutement de 1000 agents de sécurité et exige le retour de 500 policiers et gendarmes sur le réseau francilien. Outre les 80000 caméras de surveillance déployées, la présidente de la région envisage d’investir dans l’intelligence artificielle pour traquer les comportements succès mais elle précise que le cadre légal de cette expérimentation est «très contraignant».

Concernant sa stratégie de campagne, celle qui refuse toute alliance avec LREM au premier tour répète qu’elle est «une femme de droite» et qu’elle souhaite rassembler «par-delà les clivages partisans». «Il n’est pas question pour moi de faire du bidouillage d’entre-deux tours», promet-elle.

Derrière les régionales, la présidentielle

Reste le projet présidentiel sur lequel Valérie Pécresse cultive le mystère. Quand on lui demande si elle assumera son mandat régional jusqu’au bout, l’élue répond simplement que tout dépendra des Franciliens. «S’ils ne me renouvellent pas leur confiance, j’arrêterai la politique», répond-elle. Selon un récent sondage Ipsos sur les régionales en Île-de-France, Valérie Pécresse est créditée de 34% des voix au premier tour, contre 17% à Jordan Bardella (RN) et 12% à Audrey Pulvar (PS). Elle l’emporterait aussi au second tour, mais avec une marge plus réduite en cas de quadrangulaire avec LREM, la gauche unie et le RN.

L’ancienne ministre fait partie des candidats potentiels favorables à l’organisation d’une primaire pour départager celui ou celle qui portera les couleurs de la droite en 2022. Ses offensives récentes ont souvent porté sur la sécurité et sur les questions régaliennes. Installée aux premières loges des violences urbaines, elle a notamment dénoncé les failles de la réponse pénale et exigé plus de fermeté.

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