Régionales : Jean Castex valide l’alliance entre républicains et macronistes en PACA – Le Monde

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Le président LR sortant de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, en conférence de presse, à Marseille, le 28 avril 2021.

La logique évoquée, cette semaine, par Renaud Muselier a été suivie. Tête de liste aux prochaines régionales, et pris en étau entre la gauche et l’extrême droite, le président Les Républicains (LR) sortant de Provence-Alpes-Côte d’Azur avait appelé à un vaste rassemblement autour de sa candidature estimant « de bon sens » que la majorité présidentielle lui apporte son soutien.

En réponse, le premier ministre, Jean Castex, annonce dans le Journal du dimanche (JDD) du 2 mai, le retrait de la liste La République en marche (LRM) dans la région Sud, au profit de la droite. « La majorité présidentielle répond très favorablement à l’initiative de Renaud Muselier », déclare M. Castex.

« Le pays est en crise, la majorité présidentielle agit, doit s’élargir, et doit savoir fédérer », explique le premier ministre, répondant en écho aux propos émis par M. Muselier, quelques jours plus tôt. « Je sais qu’il existe des compétences dans la majorité présidentielle qui pourront nous aider dans la crise comme dans la sortie de crise. On peut les additionner, on gagne à rassembler et on s’honore à se dépasser », avait expliqué le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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La secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, Sophie Cluzel, « et des représentants de la majorité parlementaire » se retrouveront donc sur la liste LR. Mme Cluzel, qui sera en lice dans le Var, voit l’« occasion de pouvoir être encore plus forts » grâce à cette union que les habitants de la Région « attendent de nous », déclare-t-elle également dans le JDD.

« Il est prématuré de parler d’autres échéances »

Renaud Muselier avait, depuis plusieurs jours, préparé le terrain à une telle alliance. « Je suis LR et je me retrouve politiquement dans la droite et le centre. Mais je vais sortir politiquement du carcan des appareils politiques. Donc, il n’y aura pas d’accord d’appareil. Compte tenu de l’enjeu, je veux fabriquer la meilleure équipe possible pour la région et nous choisirons les meilleurs d’où qu’ils viennent », a-t-il déclaré jeudi. L’élu, qui a officialisé mardi sa candidature, avait déjà expliqué sur BFM-TV qu’il était prêt à ouvrir sa majorité des « Verts raisonnables (…) aux repentis du Front national ».

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Cette poignée de mains ponctuelle entre la droite et la majorité présidentielle est-elle appelée à ouvrir d’autres horizons, à un an de la présidentielle ? « C’est un accord pour les élections régionales, il est prématuré de parler d’autres échéances », coupe Jean Castex dans le JDD.

La question des alliances pour les régionales divise, de leur côté, Les Républicains. Certains, comme Renaud Muselier ou le maire de Nice Christian Estrosi, revendiquent une forme d’autonomie par rapport au dogme national du parti, défendu notamment par le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, qui prohibe toute alliance avec LRM pour, notamment, ne pas polluer le message du parti pour la prochaine présidentielle. Le maire LR de Cannes, David Lisnard, a précisé mercredi, sur LCI, qu’il se désolidariserait de Renaud Muselier si ce dernier faisait alliance avec LRM.

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Le Monde

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