Régionales : Hauts-de-France, Paca, Bourgogne-Franche-Comté… ce que disent les derniers sondages – Le Figaro

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Publiée pour France Télévisions et Radio France, une vague de sondages Ipsos passe au crible la situation à une semaine du scrutin.

À un peu plus d’une semaine des élections régionales, prévues les 20 et 27 juin, les chiffres sont scrutés de près. Une vague de sondages Ipsos publiée ce mercredi pour France Télévisions et Radio France a passé au crible la situation dans les 13 régions de la métropole. Le Figaro décrypte les principaux enseignements à en tirer.

La dynamique est évidente. Dans sept régions, dont Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Rassemblement national se place en tête des intentions de vote du premier tour. Dans quatre autres, le parti à la flamme se maintient à des niveaux élevés en occupant la deuxième place. Fait notable, les électeurs RN ont chaque fois le plus fort taux de certitude quant à leur vote. Le parti joue gros : un ancrage local d’une telle ampleur pourrait devenir un argument de poids dans la campagne de Marine Le Pen pour 2022.

Des présidents sortants reconduits

Les écarts se creusent en revanche au second tour, où plusieurs présidents sortants reprennent le dessus. Le socialiste Alain Rousset (Nouvelle-Aquitaine) est ainsi donné vainqueur pour briguer un cinquième mandat, tout comme le LR Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes), le centriste Hervé Morin (Normandie), la socialiste Carole Delga (Occitanie), et Xavier Bertrand (Hauts-de-France), selon les derniers sondages Ipsos . En Bourgogne-Franche-Comté, malgré l’avance du candidat RN Julien Odoul au premier tour, la socialiste sortante, Marie-Guite Dufay, parvient à se hisser en tête au second.

Sans surprise en Île-de-France, c’est la présidente sortante ex-LR Valérie Pécresse qui mène le scrutin. Son concurrent du RN, Jordan Bardella, occupe quant à lui la deuxième place (autour de 18% des voix pour les deux tours). De son côté, le candidat de la majorité, Laurent Saint-Martin, peine toujours à faire décoller sa candidature (13%). Quant aux trois listes de gauche, leurs chefs de file se disputent la première place pour le moment occupée par l’écologiste Julien Bayou (12%), qui devance de très peu la candidate du PS Audrey Pulvar et celle de La France insoumise Clémentine Autain (LFI). L’alliance déjà prévue pour le second tour n’est pas annoncée comme capable de changer l’issue du scrutin avec 30% des intentions de vote.

C’est en Centre-Val de Loire que l’issue est plus incertaine. Présenté comme l’un des principaux espoirs de la majorité présidentielle pour obtenir une région, le ministre Marc Fesneau n’est qu’en troisième place du premier tour (19%) et ne parvient pas à se hisser en tête au second. La liste RN conduite par Aleksandar Nicolic, figure pourtant inconnue du grand public, devance tous ses concurrents (28%). Le suspense demeure au second tour : dans l’hypothèse d’une triangulaire opposant la majorité, l’union de gauche et le RN, les trois partis sont donnés autour des 33%, avec une très courte avance pour le président sortant socialiste François Bonneau.

Matthieu Orphelin en tête dans les Pays de la Loire

Autre région à surveiller de près pour le parti à la flamme : le Grand Est. Bien qu’annoncé deuxième au premier tour (25% contre 27% pour le sortant LR Jean Rottner), le candidat du RN Laurent Jacobelli prend la tête au second. Loin derrière, la liste de gauche d’Éliane Romani (20%) et celle de la majorité présidentielle de Brigitte Klinkert (19%) se placent au coude à coude.

Enfin dans la région Pays de la Loire – territoire, avec la Corse, où le RN se distingue le moins -, l’ancien macroniste Matthieu Orphelin crée la surprise. À la traîne au premier tour (19%) derrière la sortante LR Christelle Morançais (25%), le meneur d’un rassemblement écologiste prend largement la tête du scrutin au second (32%) et bénéficie du report des voix du socialiste Guillaume Garot. L’ancien ministre de la Transition écologique, François de Rugy, ne parvient pas à se détacher et stagne autour des 20%.


À VOIR AUSSI – DÉBAT – Régionales: le RN peut-il gagner une région?

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