Régionales dans les Hauts-de-France : les adversaires de Xavier Bertrand dénoncent son ambition présidentielle – Le Figaro

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Les opposants au président de la région Hauts-de-France estiment qu’elle ne représente pour Xavier Bertrand qu’un «marche-pied» vers la présidentielle.

Officiellement candidat à l’élection présidentielle depuis mercredi 24 mars, Xavier Bertrand n’en reste pas moins tête de liste dans les Hauts-de-France pour les régionales en juin prochain. Le président sortant de la région entend bien mener les deux campagnes en parallèle. Ses adversaires y voient une forme d’irrespect. «Ce soir, Xavier Bertrand a annoncé pour la énième fois qu’il était candidat à l’élection présidentielle de 2022. Il est pourtant déjà candidat aux élections régionales de 2021… La région l’intéresse-t-elle encore ? Pour lui, les Hauts-de-France ne sont qu’un tremplin», a raillé sur Twitter Sébastien Chenu, la tête de liste du Rassemblement national. Celui qui est aussi député RN du Nord a dénoncé «une insulte aux habitants qui attendent un président de région qui les protège du chômage, de l’insécurité et de l’islamisme».

«Au lieu de consacrer son énergie aux habitants des Hauts-de-France durement touchés par l’épidémie, Xavier Bertrand étale ses ambitions personnelles. Notre région n’est pas un marche pied. Elle a besoin d’un président à temps plein. La France ou les Hauts-de-France, il faut choisir», a jugé sur Twitter la tête de liste LREM Laurent Pietraszewski. L’actuel secrétaire d’État chargé des Retraites a noté à l’AFP que «dans son interview (au Point, NDLR), il ne dit rien des Hauts-de-France. Il met en difficulté la démocratie en faisant cela, alors qu’aujourd’hui il faut être au rendez-vous de la démocratie! Il se présente à un scrutin dont il ne parle pas», a déploré le macroniste.

«Comment voulez-vous candidater à deux élections en même temps ? A moins d’avoir le don d’ubiquité…», a raillé de son côté Patrick Kanner, le président du groupe socialiste au Sénat, qui a fait un accord d’union avec les autres forces de gauche. «Cela veut dire que son intérêt politique, intellectuel, n’est pas pour la région. Cela ne me paraît pas possible d’être candidat pendant trois mois à deux élections aux logiques si différentes», a ajouté Patrick Kanner, soulignant que Xavier Bertrand «n’a pas le destin historique d’un de Gaulle auquel il se réfère en permanence».

En septembre 2019, sur France 2, Xavier Bertrand avait toutefois prévenu qu’il devrait d’abord passer par sa réélection dans les Hauts-de-France pour confirmer sa candidature à la présidentielle. «Il est évident que si six millions de personnes ne souhaitent pas que je continue, ne sont pas satisfaites de mon action, ne sont pas d’accord avec mes idées, mes propositions, (alors), dans ces cas-là, je n’ai aucun crédit pour être candidat à l’élection présidentielle».


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