Régionales 2021 : Xavier Bertrand veut asseoir sa position dans les Hauts-de-France avant la présidentielle – Le Monde

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Xavier Bertrand, candidat aux elections régionales dans les Hauts-de-France et président sortant, tient une réunion publique a Téteghem-Coudekerque-Village (Nord), le 21 juin.

Avec seulement 32,84 % de participation au premier tour des élections régionales, le message envoyé par les deux tiers des 4 226 944 électeurs des Hauts-de-France est clair : cette élection ne les a pas mobilisés. Y aura-t-il un sursaut de participation dimanche 27 juin ?

Après une suspension de vingt-quatre heures de sa campagne à cause des inondations dans l’Oise, le président sortant, Xavier Bertrand (ex-Les Républicains, LR), comme les deux autres candidats en lice, a en tout cas multiplié les déplacements pour convaincre les 2,8 millions d’abstentionnistes.

Et à chacun sa cible privilégiée. L’actuel président de la région, arrivé largement en tête dimanche 20 juin avec 41,42 % des suffrages exprimés, a salué pêle-mêle les ruraux, les chasseurs et les jeunes lors des deux débats télévisés d’entre-deux-tours, quand le candidat du Rassemblement national (RN), Sébastien Chenu (24,37 %), a surtout tenté d’aller chercher les électeurs frontistes.

Lire aussi : Xavier Bertrand se projette vers 2022 après un premier tour favorable dans les Hauts-de-France

Arrivée en troisième position, avec 18,97 %, la députée européenne écologiste Karima Delli a diffusé un « appel des maires » de la région pour mettre en avant le soutien que lui ont apporté une centaine d’élus de tous les partis de gauche. Une manière pour elle de booster son déficit de notoriété et de rappeler qu’il n’y a que dans les Hauts-de-France que l’union de la gauche a été possible dès le premier tour. Karima Delli a également reçu, mardi 22 juin, la visite à Lille des écologistes Noël Mamère, ancien candidat à la présidentielle, Eric Piolle, maire de Grenoble, et Yannick Jadot, député européen, mais aussi de l’essayiste et eurodéputé Raphaël Glucksmann lors d’un meeting de la gauche appelant « à remplacer le système Bertrand par la démocratie Delli ».

« Chenu est aux abois »

Toutefois, tous savent qu’il faudrait une incroyable mobilisation au second tour pour fragiliser la position de force de Xavier Bertrand, même si la forte abstention oblige l’ancien ministre à faire preuve d’humilité. Revigoré par ses 17 points d’écart avec Sébastien Chenu alors que les sondages les annonçaient au coude-à-coude, il voit déjà plus loin. Au micro de France Inter, jeudi matin, le président sortant a d’ailleurs redit sa « conviction profonde d’être le candidat de la droite républicaine et populaire » pour l’élection présidentielle de 2022, en espérant être celui qui va « rassembler et apaiser le pays ».

En parallèle, il continue de cibler les candidats d’extrême droite. « Chenu est aux abois, le RN exploite la colère mais les gens voient bien qu’à part profiter de leur malheur ils n’ont aucune proposition », a-t-il déclaré jeudi, en ajoutant que « tous ceux qui veulent [l]’aider, y compris Emmanuel Macron, pour faire reculer le Front national sont les bienvenus ».

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