Régionales 2021 : Valérie Pécresse favorite en Ile-de-France face à la gauche réunie derrière Julien Bayou – Le Monde

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Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Ile-de-France, vote au bureau de vote de l’école maternelle René-Dorme, à Vélizy-Villacoublay (Yvelines), dimanche 20 juin 2021.

Valérie Pécresse face à Julien Bayou. Une ancienne ministre de Nicolas Sarkozy face à une union de la gauche menée par le patron d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV). En Ile-de-France, le second tour des régionales donnera lieu, dimanche 27 juin, à une fausse quadrangulaire. Les électeurs auront certes les choix entre quatre listes, représentant l’extrême droite, la droite classique, La République en Marche (LRM) et la gauche. Mais la bataille pour la présidence de la première région française, par son nombre d’habitants comme par son poids économique, se ramènera à un duel dans lequel, si Valérie Pécresse, présidente sortante, part avec un net avantage, une victoire de la gauche n’est pas totalement impossible. « Il nous revient de créer la surprise », a résumé Julien Bayou dimanche soir, sur France 2.

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D’emblée, les deux grands rivaux ont donné le ton du duel à venir. Dans son allocution, Valérie Pécresse a mis en garde contre la liste à naître de la fusion entre les écologistes, les socialistes et La France insoumise (LFI). « Une coalition d’une gauche radicale qui inclut l’extrême gauche de M. Mélenchon », a-t-elle souligné, souhaitant visiblement faire peur aux électeurs de centre-gauche. « Cette gauche-là a perdu sa boussole républicaine », a-t-elle ajouté, martelant un de ses thèmes rodés durant la campagne du premier tour. Selon elle, Julien Bayou et ses alliés défendraient les réunions « racisées », auraient un problème avec la laïcité, voudraient imposer « une écologie punitive » anti-voiture, et souhaiteraient « enfermer nos jeunes dans l’assistanat ». Julien Bayou, de son côté, a clairement identifié son objectif : « tourner la page du système Pécresse », afin de mettre en place « un projet pour le climat, la justice sociale, pour la démocratie ».

Dans ce match, Valérie Pécresse fait figure de grande favorite. Au premier tour, la liste menée par la présidente (Libres !) du conseil régional et soutenue par la droite classique (Les Républicains, UDI) ainsi que par certains macronistes est arrivée loin en tête, avec 35,94 % des suffrages. C’est bien mieux qu’en 2015, où Valérie Pécresse avait recueilli 30,5 % des voix au premier tour, avant de ravir la région aux socialistes, à l’issue d’une compétition serrée.

C’est mieux aussi que les intentions de vote recueillies dans les sondages des dernières semaines. Alors que le premier tour a été marqué par une abstention de 69 %, encore plus forte en Ile-de-France que dans le reste du pays, l’ancienne chiraquienne a apparemment profité de la mobilisation plus élevée des personnes âgées, traditionnels soutiens de la droite. Comme la plupart des autres présidents de région, Valérie Pécresse a surtout bénéficié d’une « prime aux sortants », son bilan étant jugé positif par une nette majorité d’habitants, selon toutes les enquêtes d’opinion menées ces derniers mois.

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