Régionales 2021 : le dépôt des listes pour le premier tour est clos, une quinzaine de ministres candidats – Le Monde

Spread the love
  • Yum
Déplacement de Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national (RN, extrême droite), en soutien à Sébastien Chenu, tête de liste RN aux éléctions régionales dans les Hauts-de-France, à Berlancourt, le 15 mai 2021.

Grandes manœuvres et tractations de coulisse pour le premier tour des élections régionales du 20 juin se sont achevées formellement à midi lundi 17 mai, avec la clôture du dépôt des listes, qui marque un point d’étape avant l’ouverture de la campagne officielle, le 31 mai.

  • Le feuilleton provençal d’une alliance Les Républicains – La République en marche

Sur les treize régions métropolitaines, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) – et son président sortant, Renaud Muselier (Les Républicains, LR) – remporte la palme du suspense. Quinze candidats de la majorité présidentielle seront présents sur les 135 noms de la liste qu’il a dévoilée vendredi, mais pas la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel, ex-chef de file de La République en marche (LRM). Cette dernière a annoncé, jeudi, qu’elle ne présenterait finalement pas de liste de la majorité et qu’elle apportait son soutien à M. Muselier pour le scrutin des 20 et 27 juin.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Régionales en PACA : Renaud Muselier justifie son choix de l’« ouverture »

Pour le président sortant, il s’agissait d’élaborer la meilleure formule pour battre le candidat du Rassemblement national (RN), Thierry Mariani (lui-même ex-LR), donné vainqueur selon plusieurs sondages. Début mai, l’annonce d’une alliance entre LR et LRM par le premier ministre, Jean Castex, avait provoqué une polémique au sein des Républicains, Christian Estrosi et Hubert Falco claquant même la porte du parti.

« Pas d’accord d’appareil avec LRM », ni ministres ni députés LRM sur sa liste : M. Muselier estime avoir tenu ses engagements envers sa famille politique. Mais le feuilleton n’est peut-être pas terminé, puisque plusieurs responsables LR ont demandé à leur parti de retirer son soutien à M. Muselier.

  • Une quinzaine de ministres au front

Rien que dans les Hauts-de-France, ils sont cinq membres du gouvernement, dont le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, et le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, à se lancer pour tenter de troubler le duel annoncé entre le président sortant, Xavier Bertrand (ex-LR), et le parti d’extrême droite. Alain Griset et Agnès Pannier-Runacher ont également rejoint cette liste LRM, menée par le secrétaire d’Etat chargé des retraites, Laurent Pietraszewski.

La présidente du RN, Marine Le Pen, sera, elle, candidate aux départementales dans le canton d’Hénin-Beaumont.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Régionales 2021 : dans le Nord, Eric Dupond-Moretti, ministre « vedette » en campagne

Début mai, un sondage Ipsos donnait M. Bertrand en tête des intentions de vote aux régionales à 35 %, devant la liste RN emmenée par Sébastien Chenu (32 %), la liste d’union de la gauche de l’écologiste Karima Delli à 20 % et celle de M. Pietraszewski à 10 %.

Alors que le scrutin s’annonce difficile partout pour les troupes d’Emmanuel Macron, ils seront cinq membres du gouvernement aussi sur la liste LRM en Ile-de-France, où la présidente sortante, Valérie Pécresse (ex-LR, Libres !), fait la course en tête dans les sondages devant le numéro deux du RN, Jordan Bardella, les trois candidats de gauche – Audrey Pulvar (Parti socialiste), Clémentine Autain (La France insoumise – Parti communiste français), Julien Bayou (Europe Ecologie-Les Verts) – et le LRM Laurent Saint-Martin.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Régionales : le macroniste Laurent Saint-Martin s’en prend à Valérie Pécresse en Ile-de-France

Marlène Schiappa est tête de liste à Paris, Amélie de Montchalin, tête de liste dans l’Essonne, Emmanuelle Wargon, numéro deux dans le Val-de-Marne, et Nathalie Elimas, tête de liste dans le Val-d’Oise. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, se présente à la dernière place dans les Hauts-de-Seine.

Sont également candidats aux régionales les candidats du Mouvement démocrate (MoDem) Marc Fesneau (Centre-Val de Loire) et Geneviève Darrieussecq (Nouvelle-Aquitaine). Sébastien Lecornu et Brigitte Bourguignon se sont, eux, alignés pour les départementales. « C’est absolument fondamental que des ministres aillent se confronter au suffrage universel », a estimé Mme Schiappa en présentant sa liste lundi matin.

  • La présidentielle de 2022, le troisième tour

Le sort de M. Bertrand peut peser lourd pour M. Macron. Officiellement candidat à la présidentielle de 2022, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il se retirerait de la vie politique en cas d’échec aux régionales.

« Le seul objectif d’Emmanuel Macron est de faire élire le RN » dans les Hauts-de-France, a affirmé M. Bertrand, dimanche, dans un entretien au JDD, en « poursuivant froidement et cyniquement sa stratégie pour affronter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle ».

En Ile-de-France, Mme Pécresse a, elle aussi, fait de sa réélection à la tête de la région la condition d’une éventuelle candidature à l’Elysée en 2022. Et comme M. Bertrand, elle exclut de s’allier avec LRM après le premier tour, même s’il y a un risque qu’elle soit battue au second tour, le 27 juin.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Elections régionales : Valérie Pécresse intensifie sa campagne pour éviter une quadrangulaire risquée

Le Monde avec AFP

Leave a Reply

%d bloggers like this: