Référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie : le non l’emporte d’une courte tête – Le Monde

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Le non à l’indépendance arrive de justesse en tête du référendum organisé en Nouvelle-Calédonie, dimanche 4 octobre, selon les résultats provisoires communiqués par le Haut-Commissariat sur la base de l’intégralité des bureaux de vote. Le non récolte 53,26 % des voix face au oui (46,74 %). Au-delà de son verdict, ce scrutin est également marqué par une forte participation, qui s’élève à 85,64 %.

Près de 181 000 électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853, étaient appelés aux urnes pour dire s’ils souhaitaient ou non « que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ».

Un premier scrutin organisé le 4 novembre 2018 dans le cadre des accords de Nouméa (1998) avait vu les pro-Français l’emporter par 56,7 % des voix. L’écart entre les deux camps s’est donc sensiblement resserré en deux ans, et il n’est désormais que de 9 965 voix, précise-t-on au ministère des outre-mer. Un troisième scrutin resterait théoriquement encore possible d’ici à 2022.

Retour sur le jour du vote : forte participation lors du référendum en Nouvelle-Calédonie

Un troisième référendum possible

Emmanuel Macron s’est exprimé dimanche à 14 heures (heure de Paris) depuis l’Elysée, saluant « la réussite de ce deuxième scrutin » et invitant l’archipel à « se tourner vers l’avenir ». Et de préciser :

« L’avenir, c’est la dernière étape de l’accord de Nouméa. Un troisième référendum est possible. C’est à vos élus du Congrès d’en décider. L’Etat, fidèle à sa parole, se tient prêt à l’organiser, si tel est leur choix. L’avenir, c’est aussi, avec ou sans référendum, la préparation de la sortie de l’accord de Nouméa en 2022. (…) Nous avons devant nous deux années pour dialoguer et imaginer l’avenir, et pas seulement l’avenir institutionnel. »

Le chef de l’Etat a terminé son intervention en insistant sur les trois défis auquel l’archipel aura à faire face ces prochaines années, selon lui : le défi « indo-Pacifique, le développement économique et le défi climatique, dont on mesure chaque jour un peu plus combien il est prégnant, urgent ».

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Le Monde

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