Reconfinement : un Conseil de défense prévu ce mardi, des “mesures restrictives”… – Linternaute.com

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Reconfinement : un Conseil de défense prévu ce mardi, des "mesures restrictives" locales à venir ? CONFINEMENT. Si un troisième reconfinement n’est pas à l’ordre du jour, Olivier Véran n’exclut pas cette solution, en cas d’aggravation de la situation sanitaire, comme il l’a indiqué au JDD. Un Conseil de défense se réunira mardi pour évoquer l’évolution de l’épidémie. Alors que certains territoires sont davantage touchés par le Covid-19, une source gouvernementale interrogée par Le Parisien évoque d’éventuelles “mesures plus restrictives”, à l’échelle régionale et ou départementale.

[Mis à jour le 28 décembre 2020 à 11h46] Le reconfinement national n’est pas pour tout de suite. C’est ce qu’assure l’exécutif. Toutefois, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué au Journal du dimanche ce dimanche 27 décembre, qu’il n’excluait pas cette option, si la situation “devait s’aggraver”. Nous n’excluons jamais des mesures qui pourraient être nécessaires pour protéger des populations. Ça ne veut pas dire qu’on a décidé, mais qu’on observe la situation heure par heure”, a-t-il souligné. Un Conseil de défense se tiendra ce mardi 29 décembre, en visioconférence, pour faire le point sur l’évolution de l’épidémie, qui est particulièrement virulente dans le Grand Est, en Bourgogne-Franche-Comté et dans les Alpes-Maritimes. Dans les colonnes du Parisien, une source gouvernementale a déclaré : “On pourrait envisager des mesures plus restrictives prises à l’échelle de la région ou du département. Comme par exemple d’avancer l’heure du couvre-feu dans ces territoires.” De leur côté, plusieurs élus ont tiré la sonnette d’alarme face à ce rebond. C’est le cas de Mathieu Klein, le maire de Nancy (Meurthe-et-Moselle), qui a déploré auprès de franceinfo : “Je pense que la perspective du reconfinement est aujourd’hui inéluctable.” Quant au maire de Nice Christian Estrosi, il a annoncé sur Twitter qu’un “conseil local de santé publique” se réunirait la veille, ce lundi 28 décembre.

Cette année, les fêtes se déroulent sous couvre-feu, ce qui signifie réserver ses déplacements pour la journée et rester chez soi de 20 heures à 6 heures. Cet allègement des conditions sanitaires était une manière de faciliter l’organisation des fêtes dans les foyers et dans le respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. Le constat fait pourtant consensus auprès de nombreux spécialistes : les fêtes de fin d’année, avec leurs réunions de famille et leurs achats en magasin, sont un potentiel facteur aggravant de la pandémie, malgré les recommandations du gouvernement. Force est de constater que les chiffres de l’épidémie tendent à augmenter de manière “préoccupante”, selon les termes de Santé publique France, notamment au niveau des contaminations quotidiennes. Le nombre de cas est reparti à la hausse, ce qui fait dire à plusieurs élus locaux qu’un confinement spécifique dans certaines régions pourrait permettre de limiter la saturation des hôpitaux, dont les services de réanimation croulent parfois sous le poids des admissions Covid. Autre élément inquiétant : de nouvelles souches mutantes du virus, plus contagieuses, ont été identifiées au Royaume-Uni, ce qui pourrait augmenter la troisième vague annoncée, d’autant que la variation a été détectée en France, à Tours, le jour de Noël. 

L’arrivée des vaccins ce dimanche est l’une des bonnes nouvelles de cette fin d’année compliquée. La campagne prendra effet en plusieurs phases, dont la première concerne les personnes résidant en Ehpad puis, selon des étapes successives, les personnes âgées vulnérables et les personnels soignants. Le dispositif sera enfin déployé à l’ensemble de la population. Un processus encore long, car l’administration du vaccin à l’échelle des personnes non-prioritaires n’est pas prévue avant la fin du printemps. En d’autres termes : si une troisième vague se met officiellement en marche, ce ne sont pas ces vaccins qui permettront de la réguler et donc, d’éviter un 3e confinement. 

Un reconfinement après Noël est-il envisageable ?

Olivier Véran a tenu à rassurer les Français : non, il n’y aura pas de reconfinement pendant les fêtes. “Il y a trop de cas dans notre pays mais nous ne sommes pas en flambée épidémique comme certains de nos voisins qui ont dû reconfiner en catastrophe”, a indiqué le ministre de la Santé sur TF1, ce mardi. Alors que d’autres pays ont acté le reconfinement de leur territoire, même partiel, le gouvernement français a donc fait le choix de préserver les fêtes pour permettre aux Français de se réunir dans la limite des six personnes par tablée. Pourtant, plusieurs élus locaux, dont le maire socialiste de Nancy, ont demandé au gouvernement de considérer un reconfinement territorial, en raison d’une reprise de l’épidémie dans certaines régions. C’est notamment le cas dans le Grand Est, qui a vu son taux d’incidence doubler en quelques semaines. “Toutes les solutions sont toujours dans les tuyaux”, a fait savoir le ministre, même si pour l’heure, de telles mesures ne sont pas à l’ordre du jour. 

Y aura-t-il un 3e confinement en France en janvier 2021 ?

Les autorités publiques ont déjà fait savoir qu’elles s’attendaient à un rebond de l’épidémie de coronavirus pour le début de l’année 2021, en espérant qu’il puisse être contenu. Même avec la mise en place d’une campagne de vaccination, il est très probable que les indicateurs épidémiques enregistrent des hausses significatives. “Ce rebond pourrait-il survenir à la mi-janvier ou plus tard ? La réponse est oui, le modèle n’a pas changé, le virus va continuer de circuler au fil de l’hiver”, anticipe Jean-François Delfraissy. Dans une interview accordée au Journal du dimanche, publiée ce 27 décembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a affirmé qu’un reconfinement pourrait être mis en place, si la situation venait à s’aggraver. Il a notamment mis l’accent sur le nombre de contaminations encore trop important, “15 000 par jour en moyenne”, alors que le gouvernement s’était fixé l’objectif de 5 000 contaminations quotidiennes. 

Le scénario d’une troisième vague si importante qu’elle nécessite de nouvelles mesures restrictives n’est donc pas exclu. L’exécutif s’est fixé comme objectif de tout faire pour l’éviter, mais tout dépendra de la situation sanitaire en début d’année 2021. “Ne préjugeons pas de ce qui va se passer, mais préparons la rentrée. Il faut regarder de près l’évolution de l’épidémie pour que les autorités puissent prendre, si elles sont nécessaires, des décisions rapides. Avec le Covid, plus les mesures sont prises vite et sont fortes, plus elles sont efficaces. Tirons les leçons du mois de septembre”, a martelé le président du Conseil scientifique dans les colonnes du Parisien. Preuve que le gouvernement n’écarte aucune piste, le ministre de l’Economie et le Premier ministre ont fait savoir qu’ils ne pouvaient garantir que les bars et restaurants pourraient bien rouvrir le 20 janvier.

Pourtant, l’espoir d’éviter ce reconfinement en janvier semble encore présent, en tout cas en façade. Pour le président du conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, présent sur l’antenne de BFM TV il y a quelques jours, “notre avenir et celui d’une troisième vague qui pourrait survenir en janvier, c’est nous qui le construirons ou pas dans les jours qui viennent”. Invité ce 21 décembre sur RTL, Gabriel Attal a lui aussi appelé les Français à “ne pas se mettre dans l’optique” d’un troisième confinement”. “Si nous faisons attention”, “nous pouvons (l’)éviter”, a-t-il ajouté. “Les efforts des Français payent […]. On est aujourd’hui sur un plateau haut”, mais “nous pouvons continuer à avancer avec les règles qui ont été fixées au 15 décembre”, un couvre-feu. “Nous pouvons avancer avec cette stratégie explique-t’il.

L’exécutif a d’ailleurs mis en garde contre tout relâchement des gestes barrières durant les fêtes de fin d’année. Plusieurs épidémiologistes appellent par ailleurs à la responsabilité, le Conseil scientifique a même recommandé quelques jours d’auto-confinement avant de se rassembler en famille pour Noël. De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recommandé mercredi 16 décembre le port du masque lors des réunions familiales, mettant en garde contre un “risque élevé” de reprise de l’épidémie début 2021 en Europe.

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Pour rappel, le confinement, décidé par le gouvernement pour endiguer la propagation exponentielle du Covid-19, a été instauré pour la deuxième fois le 29 octobre 2020. Un déconfinement très progressif a été décidé, en trois étapes. Celui-ci devrait arriver à son terme, dans le meilleur des cas, le 20 janvier. Voici le plan du gouvernement, réajusté le 10 décembre 2020.

  • Etape 1 – Un allègement du confinement a débuté samedi 28 novembre. Les commerces non-essentiels ont pu rouvrir, les services à domicile ont pu reprendre. Cependant, tous doivent depuis répondre à un protocole sanitaire très strict et respecter un horaire limite, fixé à 21 heures. Les rassemblement dans les lieux de culte sont limités avec une jauge maximale de 30 personnes. Enfin, les activités extra-scolaires en extérieur ont repris. Il faut continuer à télétravailler le plus possible et éviter au mieux les déplacements. Les Français ont par ailleurs pu bénéficier provisoirement non plus d’une, mais bien de trois heures de promenade quotidienne. La limite de un kilomètre autour du domicile a alors été levée et remplacée par un rayon de 20 kilomètres jusqu’au déconfinement complet, le 15 décembre.
  • Etape 2 – La fin du confinement a bien eu lieu avant Noël, le 15 décembre. Il est depuis possible de se déplacer entre les régions lors des fêtes de fin d’année, Noël en tête. Un couvre-feu remplace en revanche le confinement à compter du 15 décembre, de 20h à 6h. L’attestation de déplacement n’est plus nécessaire, sauf aux horaires définis. Les motifs de dérogation au couvre-feu sont les suivants : “motifs professionnels ; motifs familiaux impérieux ; raisons médicales ; personnes en situation de handicap et leur accompagnant ; assurer les besoins des animaux de compagnie”.
    Noël et le Jour de l’An se dérouleront dans cette deuxième séquence et seront donc très particuliers. Jean Castex recommande que les rassemblements se limitent à 6 adultes pour les fêtes. Le couvre-feu sera maintenu pour le Réveillon du 31 décembre, à partir de 20h, mais pas pour le 24 décembre. Il s’agit de permettre aux Français de se déplacer pour rejoindre leur famille le soir de Noël, même si tous les rassemblements sur la voie publique seront interdits.
    Cinémas, théâtres et musées ne pourront pas rouvrir lors de cette phase de déconfinement, ils resteront fermés 3 semaines supplémentaires. Pas de réouverture non plus pendant les fêtes pour les stations de ski, pour les bars et les restaurants.
  • Etape 3 – Une “clause de revoyure “est prévue le 7 janvier pour déterminer si les théâtres, cinémas, musées et enceintes sportives peuvent rouvrir. Enfin, dans le cas où le nombre de contaminations arriverait et demeurerait sous les 5000 nouveaux cas par jour, une nouvelle étape du déconfinement sera envisagée à partir du 20 janvier. Ainsi, le couvre-feu pourra être décalé, les cours en présentiel reprendront dans les lycées, puis quinze jours plus tard dans les universités. C’est aussi à ce moment là, si la situation le permet encore une fois, qu’une réouverture des bars et des restaurants pourra être envisageable.

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