Reconfinement : dans les grandes surfaces, les rayons non essentiels vont devoir fermer – Le Parisien

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Il fallait éteindre l’incendie au plus vite. Et étouffer la colère des 200 000 commerçants obligés de fermer depuis le début de ce confinement. Ce dimanche, après une longue journée de concertations avec les fédérations de commerçants, de la grande distribution ainsi que les partenaires sociaux, le Premier ministre Jean Castex, invité du 20 heures de TF1 ce dimanche soir, devrait annoncer la fermeture de tous les « rayons de produits qui ne sont pas de première nécessité » dans les grandes surfaces. Par ailleurs, le système de jauge à l’entrée de ces magasins sera remis en place avec un comptage à l’entrée des super et des hypermarchés. « Nous verrons ensuite s’il faut durcir cette jauge », a précisé Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, invité à la mi-journée ce dimanche sur BFM TV.

Selon le patron de Bercy, l’objectif du gouvernement est clair : il est urgent de rétablir « l’équité » entre les petits commerçants et les grandes surfaces. « Chacun doit être traité de la même façon », a-t-il répliqué, pour apaiser la grogne sociale. « Je comprends leur désarroi […] et c’est pour cela qu’il faut corriger les choses très vite », a-t-il lancé, alors que de nombreux élus locaux ont pris depuis vendredi des arrêtés autorisant l’ouverture des commerces de centre-ville. Une décision taclée par le Bruno Le Maire qui dénonce « cette poignée de maires irresponsables qui pensent soutenir les commerces mais qui mettent en danger la population ».

« Nous pourrions envisager de rouvrir des commerces sur rendez-vous »

Les fleuristes, libraires, patrons de magasins de jouets ou encore bijoutiers pourront-ils rouvrir leurs boutiques pour autant dans les jours qui viennent? Pour l’instant, il n’en est pas question. Mais le ministre donne rendez-vous aux commerçants le 12 novembre prochain, soit quinze jours après l’allocution télévisée d’Emmanuel Macron, comme promis par le chef de l’Etat : « Nous utiliserons les jours qui viennent pour regarder avec quels protocoles sanitaires ils pourraient rouvrir, a-t-il expliqué, prudent. Si la situation sanitaire le permet, nous pourrions envisager de rouvrir ces commerces sur rendez-vous, par exemple. […] Je souhaite que l’on puisse rouvrir les petits commerces le plus vite possible. »

D’ici là, c’est bien la vente en ligne qui devrait grappiller une large majorité des achats « non essentiels » des Français. « Il ne faut pas qu’Amazon soit le grand gagnant de cette crise, face aux petits commerçants et aux grandes surfaces », a toutefois lâché Bruno Le Maire, en appelant au patriotisme économique des Français. Et au développement – tous azimuts – du Click & Collect pendant ce confinement, via un site Internet ou par téléphone. Le gain remporté par un commerçant via le Click & Collect ne sera pas comptabilisé pour bénéficier du fonds de solidarité, a précisé le ministre avant de déplorer : « Seuls un commerce sur trois a aujourd’hui un site Internet en France. Je souhaite qu’à la sortie de la crise, on monte à 50 %. »

Pour motiver les commerçants à lancer un site Internet, le gouvernement a ainsi prévu une enveloppe de 100 millions d’euros pour aider à la digitalisation des petits commerces. Le groupe La Poste doit quant à lui accompagner toutes les communes de France à la mise en place d’une plateforme où sont recensés tous les commerces de la ville, leurs coordonnées et, éventuellement, les liens vers leurs sites Internet.

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