Et soudain, il craqua… Acculé par les éléments objectifs du dossier, submergé par l’émotion, Jonathann Daval a finalement avoué avoir frappé et étranglé son épouse Alexia, ce vendredi à Besançon, au cours d’une confrontation à haute intensité.

Cette scène intime, puissante, est intervenue alors que la confrontation entre Isabelle Fouillot et Jonathann Daval était terminée. Un échange intense, long de plus d’une heure, durant lequel le suspect était apparu très ébranlé. Amenée par la mère de la victime, une photo d’Alexia et du chat du couple, Happy, avait déjà fissuré la carapace de mensonges dans laquelle Jonathann s’était jusqu’alors réfugié. A contre-pied de ce qu’on pouvait imaginer, Isabelle Fouillot s’est montrée très douce avec son beau-fils, pour l’amener à la confidence.

Les larmes, puis l’aveu poignant

Lors de la retranscription de cette confrontation, Jonathann pleure en silence. L’avocat des parents d’Alexia, Me Florand, vient de lui poser une question très subtile, à propos de la foi et du pardon. Me Spatafora, qui défend les intérêts du mis en cause, est assise à côté de son client. Dans l’oreille, elle lui rappelle l’importance, s’il en éprouve le besoin, de parler. De se libérer. De saisir l’occasion de dire “je t’aime” à sa belle-mère. Jonathann demande alors la permission au juge d’échanger directement avec Isabelle Fouillot. Dans la pièce, le temps se suspend. Comme figé. Personne ne sait ce qu’il va dire.

Visage crispé, Jonathann Daval pleure, pleure, et pleure encore. Mais parvient, entre ses sanglots, à avouer son crime une seconde fois, après s’être rétracté en juin dernier. Oui, il a étranglé Alexia. Oui, il l’a tuée. “Un accident”, bredouille-t-il à Isabelle Fouillot. Le mari repentant tombe alors à genoux, devant sa belle-mère, qui a alors ce geste d’une incroyable dignité. Elle se précipite au devant de son gendre, puis le serre dans ses bras. Deux longues minutes. Leurs larmes se mêlent. Les rares témoins de cette scène incroyable sont eux-mêmes émus. Le masque de mensonges et de honte derrière lequel Jonathann Daval se cachait depuis juin, vient de voler en éclat. Cette fois pour de bon.