Racisme : un groupe Facebook de milliers de policiers épinglé, Castaner saisit la justice – Le Parisien

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Après le groupe WhatsApp de policiers de Rouen (Seine-Maritime), un nouveau lieu de discussion virtuel réservé aux forces de l’ordre est visé par les autorités. L’entourage de Christophe Castaner annonce ce vendredi que le ministre de l’Intérieur a saisi la justice pour faire la lumière sur un groupe Facebook dont StreetPress a révélé de nombreux échanges racistes, la veille.

Le site d’information raconte s’être introduit dans un groupe Facebook réservé aux forces de l’ordre. Le « filtre » mis en place nécessite notamment d’indiquer aux administrateurs du groupe sa promotion à l’école de police ou de gendarmerie et son matricule.

Messages racistes, sexistes et homophobes

Près de 8 000 membres s’y sont pliés avec succès. Et les débordements semblent nombreux. StreetPress évoque « des centaines de messages racistes, sexistes ou homophobes et des appels au meurtre », notamment à propos de victimes présumées de violences policières.

« S’ils sont avérés, ces propos inacceptables sont de nature à porter gravement atteinte à l’honneur de la police et de la gendarmerie nationales, dont les hommes et les femmes sont engagés au quotidien pour protéger les Français, y compris contre le racisme et les discriminations », fait-on valoir dans l’entourage du ministre. Ce dernier a saisi le procureur de la République.

Ces révélations surviennent alors que mardi soir près de 20 000 personnes se sont réunis pour dénoncer les violences policières, en écho aux manifestations aux Etats-Unis après la mort de George Floyd.

« La police en France n’est pas raciste, ce serait en contradiction avec tous les messages et valeurs que l’on porte. La police aujourd’hui, elle est black-blanc-beur », a tenu à rappeler dans nos colonnes cette semaine Frédéric Veaux, le directeur général de la police nationale.

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