Qwant : une technologie qui paraît bien fragile
Le moteur de recherche Qwant aurait rencontré depuis 2017 plusieurs problèmes techniques assure un article de Mediapart. Des informations préoccupantes pour un acteur bien décidé à concurrencer les géants américains que sont Google ou Bing de Microsoft.Lancé le 16 février 2013, Qwant est un moteur de recherche “Made in France” crée par Jean-Manuel Rozan, Éric Leandri et Patrick Constant. Ce moteur de recherche a la particularité de ne pas tracer ses utilisateurs, ni même de vendre leurs données personnelles. Une qualité non négligeable quand on connait le commerce de données pratiqué par Google. Qwant existe également sous la forme de services tels que Qwant Junior, un moteur destiné aux enfants entre 6 à 12 ans, Qwant Music, Qwant Maps ou encore Qwant Causes, un service de stockage pour vos données personnelles.

Qwant démarre son activité sous les meilleurs auspices. Plusieurs soutiens de poids, comme l’État français, le groupe allemand Axel Springer, la Banque européenne d’investissement (BEI) ou la Caisse des dépôts et consignations (CDC) se penchent sur la startup. Qui semble connaitre le succès : le moteur cumule près de 18 milliards de requêtes en 2018.

Problèmes, encore et toujours

Le moteur de recherche essuie pourtant depuis plusieurs années des pépins techniques alarmants, finalement reconnus par Qwant. Le moteur proposait par exemple aux internautes un trop grand nombre de résultats datant de 2017. Il limitait également le nombre de résultats affichés par requête quitte parfois à répéter l’opération sur plusieurs pages.

A l’automne 2018, la lettre A publie un article qui pointe aussi du doigt des problèmes. Plusieurs exemples sont à signalé comme la recherche « japanese subtitles » (sous-titres japonais) affichent des contenus pornographiques. La recherche d’images pour “escalade” montre à l’internaute un véhicule américain nommé Escalade à la place de grimpeurs. Et le service Qwant Junior, qui doit être particulièrement surveillé, doit être modifié après des signalements d’utilisateurs.