Bienvenue dans la deuxième partie de notre série-test sur notre capacité à nous passer des services offerts par Google, Facebook, Amazon, Microsoft et Apple (les fameux GAFAM). Après avoir cherché à me passer des multiples services offerts par Amazon, je m’attaque aujourd’hui à un autre monument de notre sociabilité, à savoir Facebook.

 

Pour rappel, je me suis inspiré pour cette série d’un projet mené par le site Gizmodo, dans lequel la reporter Kashmir Hill a tenté de se passer des services des GAFAM pour voir ce qu’il en adviendrait de son quotidien.

Je suis loin d’être aussi téméraire que Kashmir Hill. Je n’arrête en effet aucun de ces services. Au lieu de cela, j’observe chaque semaine l’un des GAFAM afin de déterminer à quel point j’y suis accroché de manière quasi-intime.

Quand la journaliste de Gizmodo a coupé les vannes de Facebook pendant une semaine, elle a découvert à quel point le réseau social lui manquait. Facebook ne me manquerait pas. Je n’aime pas Facebook. Avant de commencer à écrire pour ZDNet, j’ai en fait quitté le réseau social pendant un long moment. Un de mes amis avait commenté il y’a longtemps de cela quelque chose que j’ai posté. Puis, un autre de mes amis, aux opinions politiques très divergentes, a commencé à étriller le premier. Une guéguerre dont je ne suis pas sorti indemne et qui m’a convaincu de quitter le réseau social. 

Mais au fur et à mesure que ma voix portait de plus en plus loin, il m’est devenu nécessaire de recourir à Facebook pour amplifier l’impact de mes chroniques outre-Atlantique. De nos jours, les chroniqueurs comptent sur les médias sociaux pour communiquer et discuter avec nos auditoires.

Un outil de sensibilisation du public

Aujourd’hui, j’utilise Facebook (avec Twitter, YouTube et Instagram) pour parler à mes lecteurs et spectateurs. Je pourrais couper Facebook, mais je perdrais un lien vital avec mon public. Depuis que je suis de retour sur Facebook, je l’ai traité comme un outil de sensibilisation du public, plutôt que comme une source de discussion pour la famille et les amis. J’utilise très rarement Facebook Messenger. D’un autre côté, je viens d’emménager dans une petite ville. La principale façon dont les gens en ville communiquent est par l’intermédiaire d’un groupe Facebook.

Quand je veux savoir où trouver de bons restaurants, je me tourne vers ce groupe Facebook. Quand j’ai besoin d’un plombier, d’un électricien ou pour coordonner le dimanche de ma flopée de chiens chez le vétérinaire, je me tourne vers un groupe Facebook dédié. Si j’éliminais Facebook, je perdrais le lien vers la ville avant d’avoir vraiment eu l’occasion de connaître les gens. Ce serait malheureux.

Puis-je pour autant quitter Facebook ? Oui, sans aucun doute. Cela aurait des effets secondaires négatifs pour mes lecteurs et je perdrais l’accès à une partie du pouls de ma ville, mais c’est à peu près tout. J’ai cessé depuis longtemps d’utiliser Facebook comme outil social pour mes amis et ma famille. Et vous, qu’en pensez-vous ? Pourriez-vous fuir Facebook et vous débarrasser de tous vos “amis” ? Faites-nous savoir ce que vous manqueriez et ce que vous ne pourriez pas abandonner. Pourriez-vous vraiment survivre sans les ragots et les ouï-dire ? Faites-le nous savoir dans les commentaires ci-dessous.

Article “Quitting the five tech giants: Could you really flee Facebook?” traduit et adapté par ZDnet.fr