Qui pourra ne pas porter de masque au travail (et sous quelles conditions) ? – LCI

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Emploi

PROTOCOLE SANITAIRE – Le port du masque sur le lieu de travail est “systématisé” dans les entreprises françaises à partir de ce mardi 1er septembre. Cependant, des assouplissements sont aussi mis en place, en fonction des professions et des environnements de travail. Passage en revue.

 La “règle de base” est “très simple”, a martelé, dimanche 30 août, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, sur BFMTV : le port du masque sur le lieu de travail “s’impose à tous” à partir de ce mardi 1er septembre, “quand on est à plusieurs dans un lieu clos”. Mais évidemment, à chaque règle, les exceptions qui la confirment. Des adaptations sont en effet possibles, selon les cas de figure, sur la base des préconisations du Haut conseil pour la santé publique (HCSP). Focus sur ce que l’on en sait.

Que faire au bureau ?

En entreprise, le port du masque devient la norme, sauf dans le cas où vous occupez un bureau individuel. En open space, le salarié peut toutefois ne pas porter le masque “toute la journée” dans les zones où le virus ne circule pas de manière importante, si cinq critères sont réunis : une “bonne” ventilation/aération de la pièce ; un filtrage de l’air adéquat ; des écrans de protection entre les postes de travail (en vitre ou plexiglas) ; la mise à disposition de visières ; et enfin la présence d’un référent Covid dans l’entreprise, à même de gérer un cas de symptômes de Covid-19 chez un salarié.

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Concernant les zones où le virus circule plus activement, un autre critère s’ajoute pour que le salarié puisse “souffler dix minutes” sans masque “à certains moments” de la journée : une densité d’au moins 4 m² par personne, par exemple si “vos collègues sont partis à la cantine et que vous êtes quelques-uns à être restés”, a encore indiqué la ministre du Travail. Qui précise cependant que les modalités d’application de ces règles “feront l’objet d’un dialogue social au sein de chacune des entreprises”. Pour les travailleurs en extérieur, le port du masque est “nécessaire en cas de regroupement ou d’incapacité de respecter la distance d’un mètre”. Les partenaires sociaux, qui ont reçu ce lundi 31 août une version provisoire de ce protocole, décideront ensuite le 11 septembre s’ils lancent une négociation nationale interprofessionnelle, que refuse le patronat.

Les cas particuliers

Ils sont nombreux. Premièrement, Elisabeth Borne a rappelé dimanche qu’un décret a déjà été pris pour dispenser “les chanteurs d’opéra” du port du masque. Autres exemples cités par la ministre du Travail : “les ateliers” et “les garages”, où “vous êtes amenés à faire des efforts physiques” et où les salariés pourront être “dispensés du port du masque”, a-t-elle détaillé. Mais, là encore, sous deux conditions : que “l’atelier [soit] bien ventilé”, et avec “les collègues [qui] sont loin”.

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Parmi les autres exceptions, on peut citer les plateaux de télévision, où “on peut avoir des assouplissements au caractère systématique du port du masque” dans des locaux avec “une très bonne ventilation” ou “dans des grands volumes”. Ou encore tous les métiers de la petite enfance, dans les crèches, chez les assistantes maternelles ou s’agissant des gardes à domicile, pour lesquelles le masque ne sera “pas obligatoire en présence des enfants”. Du moins, pas encore. Car “un nouvel avis scientifique a été sollicité pour évaluer l’opportunité de faire évoluer les règles dans les prochains jours”, ont en effet conjointement prévenu, dimanche 30 août, le ministère de la Santé et le secrétariat d’État chargé de l’Enfance.  

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