Qui était Philippe Monguillot, le chauffeur de bus décédé des suites d’une agression à Bayonne ? – LaDepeche.fr

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l’essentiel Le chauffeur de bus violemment agressé à Bayonne dimanche 5 juillet est décédé ce vendredi soir. Il était en état de mort cérébrale depuis l’agression. Il laisse une femme et trois filles dans une peine incommensurable.

“Papa s’est endormi à 17h30”. C’est avec ces mots que Marie, 18 ans, la plus jeune fille du chauffeur de bus roué de coups à Bayonne il y a une semaine, a annoncé le décès de son papa. Philippe Monguillot était en état de mort cérébrale, sa famille a décidé de le laisser “partir en paix” : “Les médecins étaient pour, nous aussi. On ne voulait pas qu’il se réveille dans un état végétatif”, raconte Marie dans Sud-Ouest.

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Trente minutes après le décès, son épouse a publié ce message sur Facebook : Mon époux s’est éteint à 17h30. Rip mon amour”.

Le post Facebook de Véronique Monguillot.
Le post Facebook de Véronique Monguillot.

Marie, 18 ans,  Manon, 21 ans, et Mélanie, 24 ans, les trois filles du chauffeur de bus décédé, avaient ouvert la marche blanche, entourant leur mère Véronique, 52 ans, mercredi soir à Bayonne. Organisée à l’initiative de la famille, elle a rassemblé plus de 6000 personnes entre le lieu de l’agression et le centre hospitalier de la Côte basque. 

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En deuil, les quatre femmes se retrouvent ce samedi veuve et sans leur papa. Un père “cool” qui venait chercher ses filles quand elles sortaient, peu importe l’heure. Un papa “qui avait 15 ans dans sa tête”, se souvient Marie dans Sud-Ouest. Une “grande gueule” qui savait s’énerver “quand on sortait du droit chemin”. Ses anciens collègues décrivent à nos confrères un homme au fort caractère avec le cœur sur la main. “C’était un mec capable de donner sa chemise mais il ne fallait pas essayer de la lui voler”, raconte son collègue Christophe Oyhamberri. “C’est quelqu’un qui avait des convictions, des règles dans la vie, notamment la politesse, explique Denis Lambert, retraité et ancien collègue de Philippe Monguillot dans 20 minutes. Ce soir-là, il a voulu les faire respecter. Il n’avait pas peur, c’était un costaud”.

Philippe Monguillot.
Philippe Monguillot. – Capture Facebook

À un an de la retraite

Philippe Monguillot était à un an de la retraite. Le matin même de son agression, il avait aidé sa femme à nettoyer les vitres de la maison. Il avait aussi posté sur Facebook une photo de son nouveau camping-car. Rouler, Philippe Monguillot aimait ça. Il avait conduit des bus internationaux dans plusieurs pays pendant des années avant d’intégrer les transports urbains de Bayonne – la Stab à l’époque, aujourd’hui Chronoplus – en 1990.

Philippe Monguillot était aussi un sportif. Ancien joueur de rugby à l’AS Bayonne, il avait aussi joué au football au club des Croisés de Bayonne. Il lui arrivait d’arbitrer des rencontres de jeunes ou de matchs amicaux. Toujours sur plan associatif, il était trésorier de l’écoquartier où vit la famille à Bayonne.

Le soir de l’agression de son mari, son épouse Véronique avait préparé une grande salade composée, un plat qu’il adorait. Elle avait prévu qu’ils aillent ensuite manger une glace au bord de la plage. Tout a basculé quand elle a dû partir en urgence à l’hôpital. Un collègue et ami venait de l’appelait : “Ecoute, il est arrivé quelque chose, Philippe est à l’hôpital …”

De très nombreux bouquets de fleurs ont été déposés à l'arrêt de bus où a eu lieu l'agression.
De très nombreux bouquets de fleurs ont été déposés à l’arrêt de bus où a eu lieu l’agression. – Capture Facebook

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