Quelles sont les allergies incompatibles avec le vaccin Pfizer-BioNTech contre le Covid-19? – BFMTV

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Dans un avis rendu ce jeudi, la Haute autorité de santé a souhaité mettre en place des mises en garde afin de protéger les patients au lourd passé médical.

C’est une avancée décisive. Alors que la vaccination contre le Covid-19 doit débuter ce dimanche en France et dans le reste des pays européens, la Haute autorité de santé (HAS) a donné ce jeudi son accord pour la mise sur le marché du vaccin produit par le duo Pfizer/BioNTech.

“Le vaccin BNT162b2 peut être utilisé chez les personnes de 16 ans et plus, y compris les plus âgées du fait de son efficacité et de son profil de tolérance satisfaisant”, indique la HAS dans sa synthèse.

Forme violente d’allergie

Toutefois, dans ce même document publié dans la journée, la HAS a listé une série de contre-indications et de typologies de patients qui ne doivent pas être, pour le moment, vaccinés. L’immunisation des femmes enceintes n’est ainsi conseillée que “si les bénéfices potentiels l’emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus.”

Mais l’autorité déconseille également “l’utilisation du vaccin chez les personnes présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique.”

Comme l’explique le site de l’Inserm, l’anaphylaxie est une forme spectaculaire et dangereuse d’allergie, puisque son issue peut-être fatale. Cette réaction violente du système immunitaire peut se présenter sous plusieurs formes: de l’urticaire, des difficultés respiratoires, des signes digestifs ainsi que des malaises, et ne toucherait que 5% des allergiques en France.

De manière générale, les symptômes apparaissent de manière très rapide et dans 10% des cas, “une deuxième réaction survient quelques heures après la réaction initiale: on parle alors d’anaphylaxie biphasique.”

Choc par l’alimentation

Selon un rapport datant de 2014 réalisé par le site Allergy Vigilance, 150 cas d’anaphylaxie ont été recensés en France cette année-là, soit une augmentation annuelle de 8%. De plus, près de 50% de cas concernaient des enfants et adolescents de moins de 16 ans, qui pour le moment ne sont pas concernés par la vacination.

Selon l’Inserm, plusieurs allergènes sont en cause dans ces réactions. Dans un premier temps, les aliments sont les premiers responsables, dans 60% des cas. Les aliments les plus fréquemment impliqués sont les suivants: des œufs, du sésame, des crustacés et des poissons, des fruits à coque.

Ces graves réactions peuvent également être provoquées par le venin de guêpes ou de frelons tout comme l’ingestion de certains médicaments, en particulier chez l’enfant (anti-inflammatoires, bêta-bloquants…).

Le diagnostic de l’anaphylaxie est clinique et son traitement est l’adrénaline, souligne de son côté le site médical Le Manuel MSD.

“Ne pas se braquer”

Si la HAS se veut si prudente à propos des antécédents allergiques sévères, c’est parce qu’en Grande-Bretagne, qui a débuté sa vaccination il y a plusieurs semaines, deux personnels du Service nationale de santé du pays disent avoir subi une réaction au vaccin réalisé par Pfizer. Ils se sont tous deux remis de leur réaction après s’être vus administrer le traitement nécessaire, mais une enquête est toujours en cours pour comprendre les circonstances de ces réactions.

En revanche, face à ces garde-fous mis en place par la HAS, la Fédération française d’allergologie (FFAL) appelle à “ne pas se braquer.”

“Les antécédents d’allergie ou d’anaphylaxie ne constituent en aucun cas une contre-indication systématique à cette vaccination”, explique son président, le professeur Frédéric De Blay, auprès de BFMTV.com

“Par précaution, les autorités sanitaires britanniques déconseillent pour l’instant le sérum Pfizer/BioNtech aux personnes qui ont eu dans le passé des réactions allergiques importantes à des vaccins, des médicaments ou de la nourriture”, conclut-il.

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