Benjamin Griveaux lors d’une conférence de presse, le 9 janvier 2019. — Christophe Ena/AP/SIPAIls sont soupçonnés d’avoir forcé l’entrée du ministère de Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, le 5 janvier, avec un chariot élévateur, lors de l’acte 8 des « gilets jaunes ». Six personnes ont été interpellées ce mardi.

Le parquet de Paris a confirmé à l’AFP l’interpellation et le placement en garde à vue de ces quatre personnes ce mardi. L’enquête avait été confiée aux enquêteurs du 3e district de police judiciaire (DPJ). Cette intrusion violente avait contraint le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre à être évacué de ses bureaux, situés rue de Grenelle à Paris. Celui-ci avait dénoncé une « attaque inadmissible contre la République ».

Originaires de région parisienne et du Nord

Quatre des personnes interpellées sont âgées de 21, 23, 35 et 46 ans et sont originaires de région parisienne et du département du Nord, a précisé la source proche de l’enquête. L’intrusion avait déclenché de vives réactions au sein de la majorité. « Honte aux pyromanes de la République », avait tweeté le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Marc Fesneau, dont les bureaux sont dans le même lieu que ceux de Benjamin Griveaux.

« Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République – ses gardiens, ses représentants, ses symboles (…) Justice sera faite », avait également dénoncé le président de la République Emmanuel Macron. De telles intrusions dans un ministère sont très rares. Dernier événement en date : en 1999, des agriculteurs avaient saccagé le bureau de Dominique Voynet au ministère de l’aménagement du territoire et de l’environnement.

Politique

«S’attaquer à un ministère, c’est s’attaquer délibérément à notre République et à nos valeurs démocratiques», réagit Benjamin Griveaux

Société

«Gilets jaunes»: Benjamin Griveaux évacué après l’irruption de manifestants dans la cour de son ministère

Société

«Gilets jaunes»: Benjamin Griveaux dénonce un «visage raciste et putschiste» derrière les violences