Quatre nouvelles découvertes des experts chinois sur le coronavirus – Midi Libre

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Une étude de 1099 malades en Chine révèle plusieurs données qui vont jusqu’à contredire ce qu’on croyait déjà savoir. 

Alors que le coronavirus venu de Chine a officiellement été baptisé Covid-19 (pour COronaVIrus Disease) mardi 11 février par l’Organisation mondiale de la santé, plusieurs informations issues d’une étude détaillée de 1099 malades chinois, publiée dimanche 9 février sur le serveur de partage médical MedRxiv (en anglais), vient semer le doute. L’enquête, détaillée par Le Figaro, a été menée, sous la direction du Pr Nan-Shan Zhong, par un groupe d’experts qui étudient l’épidémie. 

1. Une période d’incubation plus longue ?

La minutieuse analyse des malades, répartis dans 552 hôpitaux et 31 villes, montre d’abord que la période d’incubation pourrait aller jusqu’à 24 jours. D’après les connaissances actuelles, tout le monde s’accordait sur une incubation de 14 jours maximum. Si cette information devait se confirmer, il faudrait alors imposer une période de quarantaine de 24 jours. Des données supplémentaires devraient bientôt confirmer ou infirmer cette nouvelle.

2. Pas forcément de fièvre

Les experts ont également constaté que les malades n’avaient pas forcément de fièvre alors que depuis le début de l’épidémie, on considère la fièvre comme l’élément central pour détecter les personnes atteintes. Il ressort que si 88 % des malades finissent par avoir de la fièvre, plus d’un malade sur deux (56 %) avaient moins de 37,5 °C quand ils sont arrivés à l’hôpital. Faudra-t-il remettre en cause la stratégie de dépistage ?

3. Le virus est aussi dans les selles

Sur 62 malades infectés, les experts chinois ont trouvé la présence du Covid-19 dans les selles de 4 d’entre eux. Une très mauvaise nouvelle pour les pays qui n’ont pas un niveau d’hygiène développé car un système d’évacuation des eaux usées pas optimal pourrait renforcer le risque d’infection.

4. Une mortalité moins forte que prévue

Enfin, les spécialistes ont aussi découvert que la mortalité n’était sans doute pas de 2 % comme avancé jusqu’ici, mais plutôt de 1,4 %. Et encore… Ce chiffre est peut-être aussi surestimé si beaucoup de patients ne présentent pas ou peu de symptômes et par conséquent ils ne sont pas identifiés.

Les auteurs de cette étude reconnaissent qu’elle a ses limites, notamment parce qu’une grande partie des malades sont encore hospitalisés. L’enquête apporte tout de même des éléments précieux sur la maladie.

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