Protocole sanitaire en entreprises : ça reste flou – Le Parisien

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Dans deux jours, le 1er septembre, le port du masque sera obligatoire en entreprise, sauf dans les bureaux individuels. Ce principe, édicté mi-août, s’ajoute aux autres gestes barrière contre le Covid-19 : respect de distances physiques, ni bises ni poignées de mains, hygiène irréprochable desdites mains, et pas seulement en quittant les toilettes.

On attendait d’Elisabeth Borne, la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion, invitée de BFMTV ce dimanche 30 août à midi, en partenariat avec Le Parisien-Aujourd’hui en France, qu’elle apporte des précisions sur les règles sanitaires applicables sur le lieu de travail. La ministre a reçu les préconisations du Haut conseil pour la santé publique (HCSP), qu’elle avait saisi. Elle compte les transmettre lundi aux partenaires sociaux. Est-ce pour cette raison qu’elle n’a quasiment rien dévoilé ?

Le masque, la règle de principe. « Il faut vraiment porter le masque systématiquement en entreprises, c’est très important pour se protéger, protéger ses collègues et ses proches », a commencé la ministre, ajoutant que « c’est la règle de base quand on est à plusieurs dans un espace. […] Tout seul dans votre bureau, vous n’êtes pas obligé ».

Des dérogations imprécises. On savait déjà qu’il y aurait des assouplissements possibles en fonction des secteurs. Selon la ministre, l’HCSP a identifié une dizaine de cas permettant de se passer « de temps en temps » du masque. Ainsi dans les pièces de « grand volume » comme un studio de télévision, lorsqu’il y a « une aération et une ventilation performantes », « dans les ateliers où il faut fournir un effort physique » comme un garage. À plusieurs reprises, Élisabeth Borne a choisi cet exemple de plusieurs mécaniciens travaillant en même temps dans le même atelier, mais chacun sous son véhicule. Ils pourraient le faire sans porter le masque en permanence. Elle a également évoqué « les activités dont la nature même empêche le port du masque, comme les chanteurs d’opéra ».

Pas de cadre légal pour encadrer ces dispositions. « Il y a des principes inscrits dans le protocole, qui font l’objet d’un dialogue social au sein des entreprises », a résumé la ministre. L’entreprise conserve la responsabilité de fournir gratuitement des masques à ses employés, ainsi que d’établir un mode d’emploi auquel devra se plier le salarié. De même, c’est dans « le dialogue social » au sein de l’entreprise que les éventuelles sanctions contre un salarié irrespectueux seront prises.

Le télétravail toujours encouragé. « Il reste une pratique recommandée a fortiori quand on est dans une zone où le virus circule beaucoup », pour éviter de prendre les transports en commun ou d’être trop nombreux dans les espaces de travail, a-t-elle résumé.

Un renforcement des effectifs de Pôle emploi

La ministre a par ailleurs annoncé que Pôle emploi allait renforcer ses effectifs avec 2800 embauches « pour accompagner les jeunes » et faire face à l’augmentation du nombre de chômeurs en raison de la crise économique et sociale provoquée par l’épidémie de Covid-19. « On a prévu 1300 emplois supplémentaires à Pôle emploi pour accompagner les jeunes, (…) 650 dès le mois de septembre ». En outre, il y aura 1500 embauches, « dès le mois de septembre également, pour faire face à l’augmentation du nombre des demandeurs d’emploi », a poursuivi la ministre. Ces 2800 recrutements (en équivalent temps plein) se feront soit en CDI, soit en CDD, a-t-elle précisé, en renvoyant la question de la ventilation entre les types de contrats au « dialogue social au sein de Pôle emploi ». La ministre a laissé entendre que ces chiffres de recrutements pourraient être revus à la hausse si le marché de l’emploi continuait à se dégrader. « On aura des rendez-vous réguliers pour regarder la situation de l’emploi et adapter les effectifs ».

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