Procès Jonathann Daval: «J’ai pété un câble», affirme l’accusé – Le Figaro

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La parole est à l’accusé. Ce jeudi, après un début de journée consacré à l’audition d’un psychologue et de deux psychiatres, Jonathann Daval a à nouveau été interrogé par la cour d’assises de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort sur la mort de son épouse Alexia. «Ce soir-là [le 27 octobre 2017, NDLR], on est rentrés à la maison. On est montés à l’étage. Je suis allé au salon me servir un digestif, pour retarder mon coucher», a commencé l’accusé.

«Alexia revient au salon, me propose d’avoir une relation avec elle. Il faut qu’on couche ensemble. Avant, il y avait de l’envie, là c’était plus de l’envie… Les rapports sexuels se sont dégradés après le mariage. Je savais que j’allais pas pouvoir faire l’acte. C’était humiliant pour moi. Alors je m’y oppose.»

«Cocotte-minute»

«Elle me fait des reproches, disant que je ne la désire plus, que je ne veux plus d’elle, que je préfère m’occuper des autres. Elle me dit que je ne me suis pas occupé d’elle ce soir, comme d’habitude. J’ai voulu m’enfuir, éviter le conflit. J’ai pris les clés du véhicule, elle a voulu m’en empêcher», a continué Jonathann Daval.

«On s’est poussés brusquement contre les murs. Dans l’escalier, elle a pris les clés ; je l’ai plaquée violemment contre le mur pour lui prendre les clés. Puis des insultes, et la morsure, qui m’a mis hors de moi. J’ai pété un câble, j’étais en rage. Ça a fait cocotte-minute, j’ai débordé C’est la colère de toutes ces années qui est ressortie. Je lui ai tapé la tête contre le mur avant de lui asséner des coups. Je l’ai saisie par le cou, je l’ai serré», a déclaré le trentenaire d’une voix tremblante. Lorsque le président lui a demandé : «C’était la mort que vous vouliez?», le trentenaire a répondu : «Ben oui».

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Il décide de «se débarrasser du corps»

L’informaticien a expliqué avoir ensuite «paniqué» et «essayé de réveiller» Alexia, «mais c’était trop tard». Il a alors mis le corps de la jeune femme dans le coffre de sa voiture professionnelle. «Le lendemain à 9 heures, j’ai pris la décision de me débarrasser du corps.» Pourquoi n’a-t-il pas prévenu les secours, les forces de l’ordre? «Pour ne pas perdre les gens qu’on aime, pour paraître bien par rapport aux autres», a déclaré Jonathann Daval.

L’accusé a reconnu avoir «traîné» la dépouille «comme un sac à patates» dans le bois de Velet, avant d’y mettre le feu. «C’est dégueulasse», a-t-il commenté d’une voix cassée, en pleurs.

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