A quelques heures de la comparution immédiate de Christophe Dettinger, suspecté de violences ce samedi 5 janvier, les avocats des deux gendarmes mobiles blessés sur la passerelle Senghor à Paris ont fait une courte déclaration à la presse. Mes Thibault de Montbrial et Emilie Samson ont appelé la justice à fixer “une ligne rouge” face aux violences commises lors des manifestations des Gilets jaunes.

“Chaque manifestation des Gilets jaunes est, chaque samedi, un petit plus extrême, expliquent-ils. Si la justice n’y met pas un holà, nous allons connaître des drames qui risquent de toucher les policiers, gendarmes ou élus.”

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Les deux avocats ont dénoncé des “violences graves, méthodiques, réitérées” à propos de l’agression de la passerelle Senghor où les deux gendarmes mobiles de l’escadron 24/5 de Grenoble ont été blessés. “Les conséquences auraient pu être définitives pour l’un des gendarmes, observe Me Thibault de Montbrial. Il a été frappé à la tête au sol et Christophe Dettinger a tenté de lui enlever son casque.” L’ancien boxeur, qui sera jugé par la 23e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, devrait comparaître devant le tribunal à la fin de la journée.

G.T.