Procès Daval : la réclusion criminelle à perpétuité requise contre Jonathann Daval – franceinfo

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“Je crois (…) qu’il l’a tuée parce qu’Alexia voulait le quitter, tout simplement.” Le dernier jour du procès du meurtre d’Alexia Daval, l’avocat général Emmanuel Dupic a requis, samedi 21 novembre, la réclusion criminelle à perpétuité à l’encontre de Jonathann Daval.

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Durant son réquisitoire, l’avocat général a expliqué que l’informaticien, auteur d’un “crime conjugal (…) presque parfait”, avait tué sa femme parce qu’elle voulait le quitter. Le soir du drame, “elle lui a signifié (…) qu’elle allait partir et ça, ça n’est pas possible dans la construction de Jonathann Daval”. Cette thèse a été rejetée par l’accusé.

“J’en appelle à votre courage”, a lancé le magistrat aux jurés. “Du fait de la médiatisation de cette affaire, cette décision sera regardée”, a-t-il ajouté. Le magistrat a qualifié ce crime de “particulièrement épouvantable”, c’est “une affaire de crime conjugal qui est devenue, en raison de la médiatisation, extrêmement emblématique”, a-t-il pointé, rejetant la thèse d’une simple dispute conjugale. “La séparation, le départ intolérable, (ça) apparaît plausible”, notamment après les auditions à la barre d’amis du couple qui ont évoqué leurs “difficultés”, un “couple qui ne marchait plus”, a estimé Emmanuel Dupic, qui a dépeint l’accusé en “manipulateur” et en “menteur”.

La place prise par Jonathann dans la famille d’Alexia fait qu’il ne peut pas accepter la séparation, c’est ‘leur gamin’.

Emmanuel Dupic, avocat général

lors du procès

“Un monde s’écroule pour Jonathann Daval. Alexia met fin à la relation” et “le scénario c’était ça, on ne devait pas retrouver le cadavre, Jonathann restait dans cette famille”, a-t-il déclaré, ce qui explique pourquoi il a caché le corps dans un bois et, surtout, qu’il ait tenté de l’incinérer. “La vérité n’est pas entendable : c’est épouvantable de tuer une femme parce que vous ne voulez pas qu’elle vous quitte”, a encore estimé l’avocat général. “Vous allez juger l’agonie d’une femme mariée, sa seconde mort qui est la crémation, et une troisième mort, l’accusation d’une famille obligée de porter ce crime”, a-t-il ajouté, en référence aux accusations portées un temps par l’accusé à l’encontre de sa belle-famille.

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