Procès Barbarin: prudence de la procureure Le cardinal Barbarin arrive au tribunal correctionnel de Lyon, lundi, au premier jour de son procès. JEFF PACHOUD/AFP

Rejoignant en partie l’analyse des avocats des plaignants, elle a pourtant suggéré une relaxe générale.

À Lyon

Au procès du cardinal Barbarin et de ses cinq coprévenus, le ministère public est en défense. De lui-même, certes, mais en défense tout de même. Sa représentante justifie la position du parquet de Lyon qui, en août 2016, a classé sans suite une plainte pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs et non-assistance à personnes en péril déposée par d’anciennes victimes du prêtre pédophile – il a reconnu les faits – Bernard Preynat. D’où la procédure de citation directe initiée par les plaignants, et cette audience qui se terminera jeudi par les dernières plaidoiries avant la mise en délibéré du jugement.

«Le ministère public ne s’oppose pas aux parties civiles, pas plus qu’il ne soutient mordicus les prévenus», prévient la vice-procureure Charlotte Trabut, qui donne l’impression de marcher sur des œufs. Elle annonce qu’elle «ne requerra de peine contre quiconque», formule douce pour suggérer une relaxe générale. Reconnaissant que le parquet partage «une grande partie» …