Présidentielle : Pécresse, Wauquiez, Retailleau et Morin réclament une primaire ouverte de la droite et du centre – Le Monde

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La présidente sortante du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse s’adresse à la presse et salue ses partisans après les premières estimations de vote du 2e tour des élections régionales à son QG de campagne à Paris, dimanche 27 juin 2021 - 2021©Jean-Claude Coutausse pour Le Monde

Rassérénée par les élections régionales de 2021, la droite met le cap sur la présidentielle de 2022. Mais à la veille d’un bureau politique des Républicains (LR) lors duquel le maire d’Antibes, Jean Leonetti, doit présenter ses pistes pour départager les candidats de droite à la présidentielle, Valérie Pécresse (ex-LR), Laurent Wauquiez (LR) et Bruno Retailleau (LR), tous trois candidats potentiels à la présidentielle, ainsi que le patron des centristes Hervé Morin, appellent dans une tribune publiée, lundi 5 juillet, dans Le Figaro, à organiser « dès que possible » une primaire afin de désigner le candidat de la droite et du centre.

« L’équipe de France de la droite et du centre prend forme. Mais il nous manque encore un capitaine pour nous mener à la victoire. L’homme ou la femme providentiel que certains espéraient ne s’est pas imposé », affirment ces grands élus, dans une allusion voilée à l’ex-LR Xavier Bertrand qui est aujourd’hui le mieux placé dans les sondages, sans toutefois écraser le match.

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« Définir rapidement le mode de désignation »

Les quatre signataires appellent à éviter « la compétition sauvage et les aventures solitaires en faisant du premier tour de l’élection présidentielle le seul moyen de départager les candidatures ». Ils appellent à « organiser ensemble la compétition et (…) définir rapidement le mode de désignation d[u] candidat à l’élection présidentielle ».

Ils mettent en cause le calendrier, alors que la direction de LR compte valider mardi le renvoi à novembre de la désignation du candidat : il faut, selon eux, « définir rapidement le mode de désignation » car « plus vite elle sera tranchée, plus vite nous pourrons parler d’une seule voix aux Français ». Les grands élus qualifient aussi d’« impasse » l’idée de laisser à la seule direction de LR le choix du candidat. Il faut au contraire « s’en remettre au système le plus clair, le plus démocratique : le vote ».

Sans parler explicitement de primaire – un mode de départage qui hérisse la direction de LR pour ses risques de rivalités mortifères –, les signataires réclament un vote « populaire, le plus large possible, ouvert à tous les sympathisants de la droite et du centre ». Et pour que les responsables de la droite et du centre « puissent se mettre d’accord sur ces règles du jeu », ils appellent à se retrouver « autour d’une table en juillet, aussi vite que possible ».

Car « il y a urgence : pour assurer la réussite de cette procédure de désignation, les candidats devront dévoiler leur intention d’ici la rentrée et le vote être organisé dès que possible », avertissent-ils.

Peltier soutient Bertrand

Dans un entretien au Parisien, le numéro deux de LR, Guillaume Peltier, a apporté, lundi, son soutien à Xavier Bertrand, « seul capable de faire gagner la droite » en 2022, jugeant qu’une primaire ferait « perdre cinq mois » et générerait « des divisions ». « J’ai donc décidé de montrer l’exemple, de renoncer moi-même à toute participation à une primaire en soutenant avec force, dès aujourd’hui, le mieux placé d’entre nous, le seul capable de battre Emmanuel Macron et de faire gagner la droite. »

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Aujourd’hui, seul Xavier Bertrand (ex-LR) est déclaré candidat à droite. Il semble aussi le mieux placé avec 18 % d’intentions de vote, selon un sondage IFOP-Fiducial pour LCI et Le Figaro, contre 14 % à Valérie Pécresse (ex-LR) et 13 % à Laurent Wauquiez (LR). Mais il n’écrase là aussi pas le match, derrière Emmanuel Macron (24 %) et Marine Le Pen (26 %).

Le Monde avec AFP

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