Présidentielle américaine, J − 35 : un débat pour relancer la campagne – Le Monde

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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

  • Le fait du jour

Le débat de mardi entre les deux principaux candidats à l’élection présidentielle du 3 novembre promet d’être le premier sommet d’une campagne électorale tronquée du fait de l’épidémie due au coronavirus. Ce dernier interdit en effet les meetings géants et les bains de foule qui en font le quotidien, même si Donald Trump s’est engagé dans une « tournée des hangars » qui lui permet de rassembler des foules plus modestes qu’il y a quatre ans sur le tarmac d’aéroports des Etats clé dans lesquels se jouera la présidentielle.

La première des trois rencontres entre les deux hommes sera organisée à la Case Western University à Cleveland, dans l’Ohio, après le désistement l’University of Notre Dame (Indiana) du fait de l’épidémie. Elle durera 90 minutes. Le public sera limité à environ 90 personnes, qui seront testées pour le virus au préalable.

Le face-à-face sera arbitré par le journaliste de Fox News Chris Wallace, septuagénaire comme les deux candidats, qui compte parmi les meilleurs interviewers de la presse américaine. Il a annoncé que son rôle sera volontairement limité. « Mon travail consiste à être aussi invisible que possible », a-t-il déclaré sur Fox News, dimanche. « J’essaie de les amener à s’engager, à se concentrer sur les questions clé, à donner aux gens à la maison une idée de pourquoi ils vont voter pour l’un par rapport à l’autre », a-t-il assuré. Chris Wallace estime ainsi que la vérification des faits ne relève pas de la compétence d’un modérateur.

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Six thèmes ont été choisis qui seront traités chacun pendant une quinzaine de minutes. Il s’agit des bilans respectifs des deux hommes, de la Cour suprême, du fait de la nomination d’une juge conservatrice à la veille de la présidentielle, de l’épidémie en cours, de la crise économique qu’elle a provoquée, des tensions raciales et des conditions dans lesquelles se tiendra l’élection du 3 novembre. Ce dernier sujet s’est imposé du fait de la campagne que mène depuis plusieurs semaines le président sortant, notamment contre le vote par correspondance qui devrait être amplifié par la crise sanitaire.

Après avoir présenté des mois durant Joe Biden comme un vieil homme dépassé par les événements, insinuant qu’il lutterait contre la sénilité, Donald Trump semble avoir pris conscience qu’il avait fait le jeu de son adversaire en limitant les attentes. Il s’est efforcé au cours des derniers jours de présenter au contraire ce dernier comme particulièrement rompu à l’exercice. « Je pense que je suis celui qui a le moins d’expérience, je ne fais ça que depuis quelques années, il le fait lui depuis plus de 47 ans », a-t-il assuré samedi. Il a aussi insinué que le démocrate prenait des stimulants.

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