Présidentielle américaine, J − 3 : Donald Trump rattrapé par l’incertitude liée au Covid-19 – Le Monde

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Donald Trump en meeting à Rochester (Minnesota), vendredi 30 octobre.

A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

  • Le fait du jour

Donald Trump avait espéré pendant l’été qu’un redémarrage rapide de l’économie lui permettrait de renouer avec son message de campagne initialement prévu avant l’épidémie de Covid-19, centré sur un bilan flatteur. Le fort rebond de la croissance, annoncé jeudi, ne cesse désormais d’être mis en avant par le président. « Il faut remonter à 1952, il faut remonter à 1961, il y a de très nombreuses années, pour trouver quoi que ce soit de semblable », a-t-il assuré avant de quitter la Maison Blanche pour battre les estrades, vendredi 30 octobre.

« Il n’y a jamais eu rien de tel pour aucun pays, pas seulement le nôtre, pour n’importe quel pays », a -t-il insisté un peu plus tard à Green Bay, dans le Wisconsin. Joe « Biden vous apportera la pauvreté, la misère, et la dépression. Je créerai des emplois, des emplois, des emplois et la meilleure économie de l’histoire de notre pays », a-t-il également déclaré.

Le « retour à la normale » promis par Donald Trump tranche avec le pessimisme de Joe Biden à propos du Covid-19. Le président sortant, en campagne dans ce Wisconsin particulièrement frappé par l’épidémie, a éreinté son rival démocrate. « Il parle d’un long et sombre hiver, c’est génial, c’est merveilleux. Ce dont notre pays a besoin, c’est d’un long hiver sombre et d’un leader qui en parle », a-t-il ironisé. « Je ne vais pas fermer le pays. Je ne vais pas fermer l’économie. Je vais arrêter le virus », a répliqué Joe Biden sur son compte Twitter.

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Tous les indices ne sont pourtant pas aussi bien orientés que la croissance. Le président sortant ne parle plus de la Bourse, depuis plusieurs jours, et pour cause. Wall Street a en effet terminé en forte baisse, vendredi, après avoir enregistré d’une des plus lourdes chutes hebdomadaires et mensuelles depuis mars et le début de la pandémie. Le Dow Jones a perdu 6,5 % en une semaine, et le Nasdaq, où se concentrent les valeurs technologiques, 5,5 %.

Donald Trump n’a pas non plus parlé du nouveau sommet de contaminations enregistré le même jour. Les Etats-Unis ont en effet recensé plus de 94 000 nouveaux cas, le nombre quotidien le plus élevé depuis le début de la pandémie selon un comptage de l’université Johns Hopkins qui fait autorité en la matière. Et le total des morts devrait dépasser 230 000 dans la journée de samedi.

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