Présidentielle américaine : en campagne, c’est train pour Joe Biden, avion pour Donald Trump… avant son t… – Franceinfo

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Joe Biden prend place de son train de campagne, le 30 septembre 2020 à Pittsburgh (Pennsylvanie).
Joe Biden prend place de son train de campagne, le 30 septembre 2020 à Pittsburgh (Pennsylvanie). (ROBERTO SCHMIDT / AFP)

Joe Biden renoue avec une vieille tradition américaine dans les campagnes présidentielles américaines : il part en tournée en train. Aux Etats-Unis, on appelle ça un “Whistle Stop Tour”. En gros, une tournée où les arrêts sont marqués par le sifflet du train. Le premier candidat à avoir utilisé ce moyen de transport pour faire campagne s’appelait William Harrisson en 1836. Et puis beaucoup ont suivi. Harry Truman, par exemple, en 1948, avait fait une tournée ferroviaire de quatre mois et 50 000 km à travers les Etats-Unis, avec des centaines de villes visitées et un meeting à chaque gare depuis la plate-forme du train. Jimmy Carter l’a fait aussi, comme George W. Bush, Barack Obama en 2008 pour un voyage très court de quelques heures seulement entre Harrisburg et Philadelphie, en Pennsylvanie.

Et c’est donc le tour de Joe Biden, au lendemain du débat face à Trump. Il a pris place à bord d’un vieux train de la compagnie Amtrak. Six étapes en Ohio et en Pennsylvanie, dans une ambiance ferroviaire. A chaque gare, un petit meeting. Le candidat démocrate en profite aussi pour faire monter à bord des invités pour échanger avec eux. Le train Biden avait pour l’occasion été baptisé le Build Back Better Express, le train express de la reconstruction. C’est une vieille manière de faire campagne ici aux Etats-Unis, mais ça fait de belles images.

Joe Biden a un attachement très particulier avec la compagnie Amtrak. C’est lié à son histoire personnelle quand, à la fin de l’année 1972, il perd sa première épouse et sa fille dans un accident de voiture terrible. Joe Biden vient d’être élu sénateur du Delaware. Il se retrouve seul avec ses deux fils qui ont survécu à l’accident et au lieu de déménager à Washington, le jeune veuf de 30 ans reste vivre à Wilmington pour s’occuper d’eux. Mais chaque jour, il fait l’aller-retour en train jusqu’à la capitale. 90 minutes le matin, 90 minutes le soir, il devient un des voyageurs les plus fidèles de la ligne. Les employés de la compagnie Amtrak s’en souviennent encore. Et ça va être comme ça pendant 36 ans, quasiment jusqu’au moment où il deviendra le vice-président de Barack Obama. Biden et le train, ça colle bien aussi avec l’image que le candidat veut donner. Proche des gens, des cols bleus, des ouvriers et de l’Amérique qui se lève tôt.

Donald Trump lui est en quarantaine depuis son test positif au Covid-19, annoncé vendredi 2 octobre. Lui, il ne fait pas campagne en train. Il l’a adapté avec pendant la campagne 2016 avec des meetings sur le tarmac des aéroports avec son avion personnel.

Et c’était jusque-là pareil cette année avec Air Force One : l’avion présidentiel se pose, une estrade est dressée. Les supporteurs sont là. Discours, musique… “Macho Man”, vieux tube disco de Village People… Puis le candidat redécolle. Cela permet évidemment d’enchaîner les meetings à une vitesse folle. Parfois deux ou trois en une seule journée.

>> PODCAST. Ecoutez “Washington d’ici”, les Etats-Unis vus par les correspondants des radios francophones publiques

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