Pourquoi les juges ont condamné Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert – Le Monde

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Face aux interprétations polémiques du jugement rendu lundi 1er mars dans l’affaire des écoutes, le mieux est de prendre le temps. Et de lire les arguments qui ont convaincu le tribunal de la culpabilité de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog et Gilbert Azibert pour des faits de corruption active et passive, trafic d’influence, violation et recel de violation du secret professionnel.

L’ancien président de la République, son avocat et l’ex-magistrat ont fait appel de leur condamnation à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme.

Les dix-sept conversations interceptées entre l’ancien président de la République et son avocat et ami Thierry Herzog en janvier et février 2014 sur leur ligne occulte Bismuth y figurent, ainsi que plusieurs conversations de Gilbert Azibert, qui avait été lui aussi placé sur écoute.

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Une fois dissipés les effets d’audience, la violence des affrontements entre la plus haute hiérarchie du Parquet national financier et les plus capés des avocats de la défense, la pression quotidienne exercée sur le tribunal par la présence nombreuse de magistrats du parquet et d’avocats du barreau de Paris sur les bancs du public, une fois évaporé l’art de prestidigitateur de Nicolas Sarkozy – « Bismuth, c’est le WhatsApp de 2014 », « Bismuth, c’est l’histoire d’un justiciable inquiet et un avocat affectueux » , les juges sont revenus à l’os de ce dossier : les écoutes et ce qu’elles révèlent.

Nous publions ci-dessous la partie intitulée « Motifs de la décision », qui comprend une centaine de pages.

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