Port du masque: l’ire des cyclistes parisiens – Le Figaro

Spread the love
  • Yum

Ce vendredi, dès 8 heures, le port du masque devient obligatoire à Paris et dans toutes les villes de la petite couronne. Selon le communiqué publié jeudi par la préfecture de police et les préfets de Seine-Saint-Denis, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne, la mesure, prise dans la foulée des déclarations de Jean Castex, concerne «les piétons circulant dans les espaces publics, les utilisateurs de vélos, deux-roues, trottinettes et autres engins de mobilité personnels».

Une heure après la publication du texte, Emmanuel Grégoire, premier adjoint de la mairie de Paris, en direct sur BFMTV, semblait ignorer la décision préfectorale concernant les deux-roues, puis en a «pris acte». «Nous allons aider les services de police à la bonne application de ces mesures. (…) Tous les moyens sont bons pour sortir (de la crise sanitaire) le plus vite possible», a-t-il déclaré.

Respiration difficile

La décision entraîne la colère des cyclistes franciliens. Alexis Frémeaux, président de l’association Mieux se déplacer à bicyclette, déplore que l’«on pénalise les cyclistes qui veulent justement ne pas prendre les transports en commun pour éviter les risques. Alors que les personnes en voiture ne sont pas concernées». «Ce n’est ni cohérent, ni pragmatique.» À cela, son collègue Louis Belenfant ajoute le risque sanitaire. «Avec un masque, il sera plus difficile de respirer. Le cycliste risque de transpirer et d’humidifier son masque, qui sera alors moins efficace. C’est totalement contre-productif.»

Si la décision semble faire consensus à la Ville de Paris, l’épidémiologiste Catherine Hill pointe du doigt une insuffisance. Elle appelle à «trouver les porteurs du virus» et «tester beaucoup plus largement la population», à commencer par celle des villes classées en zone rouge, comme Paris.

Le port du masque continue donc de se généraliser dans le pays. À Nice, où l’obligation est en vigueur de 9 heures à minuit depuis le 20 août, le maire (LR) Christian Estrosi plaide pour une généralisation à toute la métropole. Entendu par les élus des 48 autres communes, un arrêté préfectoral devrait être pris en ce sens dans les prochains jours.

À Toulouse, le port du masque est obligatoire depuis le 21 août pour les déplacements en extérieur, à pied ou à bicyclette. Mais le préfet de la Haute-Garonne souhaite aller plus loin. Ce dernier devrait publier un arrêté avant la rentrée pour étendre la mesure aux personnes se trouvant devant les crèches et tous les établissements scolaires de l’agglomération toulousaine.

Les grandes villes d’Europe cherchent encore où placer le curseur

Les capitales européennes peinent quant à elles à chanter à l’unisson. Si porter un masque sur la voie publique est obligatoire à Madrid depuis le 30 juillet, d’autres villes d’Europe cherchent encore où placer le curseur. À Londres, comme à Berlin, le port du masque est obligatoire dans les transports publics et les magasins, mais pas dans la rue. L’Allemagne va toutefois durcir les restrictions imposées à sa population. Selon un projet d’accord établi entre le gouvernement et les régions, des amendes d’au moins 50 euros seront désormais infligées en cas de non-port du masque dans les lieux où il est imposé. Berlin a de son côté interdit une manifestation anti-masque prévue le samedi 29 août. Du côté de la Belgique, le masque est obligatoire dans les lieux publics et privés accessibles au public depuis le 12 août. En dix jours, les services de police ont rédigé un total de 1 200 procès-verbaux pour non-respect de la règle. Enfin, Stockholm résiste. L’usage du masque en Suède est exceptionnel et recommandé uniquement pour les professionnels de la santé.

À voir aussi – Qui sont les anti-masques?

Qui sont les anti-masques ? – Regarder sur Figaro Live

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *