Lésées par une insuffisance de données à leur sujet, des centaines d’espèces menacées d’extinction ne sont pas classées comme telles par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). C’est ce que révèle une nouvelle méthode pour évaluer leur statut à partir de cartes de la couverture terrestre montrant les changements, voire la fragmentation des habitats, ainsi que d’informations sur leur abondance et leur dispersion (déplacements des populations entretenant la diversité génétique).

Sur plus de 95.000 espèces (en bleu) dont le statut de conservation a été évalué par l'UICN, plus de 26.000 (en rouge) ont été classées comme menacées de disparition. © UICN

Sur les 15.000 espèces étudiées, 467 oiseaux et 143 mammifères, soit 4,2 % du total, considérés comme n’étant pas menacés ont de fortes chances de l’être, telle la micropsitte de Bruijn, une perruche pygmée vivant en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle-Guinée. 10 oiseaux et 114 mammifères supplémentaires, pour lesquelles les experts de l’UICN n’ont pas pu statuer faute de données, pourraient être en danger. En exemple, citons le cerf-souris de Williamson, un chevrotain d’Asie du Sud-Est. « Une réévaluation urgente du statut présent des animaux de la liste rouge est nécessaire », presse l’écologue Luca Santini de l’université Radboud, aux Pays-Bas.

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