Plus de 100 cas de Covid-19 dans deux abattoirs – Journal La Croix

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Ce sont deux nouveaux clusters qui ont été découverts par les autorités régionales de santé. Au total, plus de cent personnes ont été testées positives au Covid-19 dimanche 17 mai dans deux abattoirs, l’un situé en Bretagne, dans les Côtes-d’Armor, l’autre en Centre-Val de Loire, dans le Loiret.

Dans l’abattoir de la société Kerméné, situé à Mené, près de Saint-Brieuc, plus de 200 tests ont été menés par les autorités sanitaires et la préfecture, détectant au total 69 cas de Covid-19 parmi les employés. « Ces personnes sont isolées à leur domicile et leur suivi sera assuré par l’ARS Bretagne », a indiqué l’Agence régionale de santé dans un communiqué.

L’ARS et l’assurance maladie doivent identifier « l’ensemble de leurs cas contacts à risque afin d’appliquer le dispositif de quatorzaine pour ces personnes, ainsi que la prescription d’un test et de masques sanitaires », indique le communiqué.

Dans le Loiret, l’entreprise et les écoles fermées

Dans le Loiret, à Fleury-lès-Aubrais, au moins 34 cas ont été confirmés pour le moment dans un abattoir de la société Tradival. L’ARS du Centre-Val de Loire a décidé de dépister « l’ensemble des salariés de l’entreprise au-delà de la seule unité de découpe qui était l’objet des investigations premières », a déclaré Laurent Habert, directeur général de l’ARS Centre-Val de Loire, lors d’une conférence de presse. Quatre cents salariés subiront un dépistage d’ici à mardi 19 mai, a déclaré l’ARS.

Pierre Pouessel, préfet du Loiret et de la région Centre-Val de Loire, a estimé qu’il s’agissait d’un « important cas groupé Covid ». Le préfet a décidé de fermer l’entreprise jusqu’au lundi 25 mai. « Selon la DRH de l’entreprise, il y avait bien les masques, les gels, les prises de température à l’entrée de l’abattoir et il semble que le protocole ait été respecté », a-t-il poursuivi. La maire de Fleury-lès-Aubrais, Marie-Agnès Linguet, a annoncé la fermeture des écoles, crèches et accueils de loisir de la ville pour toute la semaine.

« Beaucoup de contacts et d’échange » au sein du personnel

Interrogé sur la possible difficulté d’appliquer les gestes barrière dans les abattoirs, Laurent Habert a estimé que les 34 cas confirmés, dans un lieu où travaillent 160 personnes, montraient « qu’il y a eu beaucoup de contacts et d’échanges dans cette unité au sein des personnels ».

« Peut-être qu’il faudra qu’on regarde également, et ce sera un des buts de l’enquête, les conditions dans lesquelles les agents et les personnels sont ensemble, y compris en dehors des chaines de production. Il faudra voir si les gestes barrière et de distance physique ont été ou non appliqués. »

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