Pluie d’hommages après la mort du généticien Axel Kahn – Libération

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L’ancien président de la Ligue contre le cancer s’est éteint mardi à 76 ans des suites d’un cancer.

Elle était attendue, tant Axel Kahn avait prévenu que sa mort était imminente, mais elle n’en fait pas moins réagir. Dès l’annonce du décès du généticien à 76 ans ce mardi par la Ligue nationale contre le cancer, qu’il dirigeait il y a quelques semaines encore, une pluie d’hommages s’est abattue sur les réseaux sociaux pour saluer la mémoire du scientifique, particulièrement respecté par ses pairs.

A commencer par le directeur de l’Agence régionale de santé d’Ile-de-France, Aurélien Rousseau. «Axel Kahn nous a accompagnés, challengés, critiqués, fait bouger et il était toujours disponible pour travailler avec les équipes de la Ligue contre le cancer pour préserver la prise en charge et le dépistage des cancers tout au long de la crise, écrit le haut fonctionnaire sur Twitter. Pensées émues à ses proches.» «Axel Kahn manquera», abonde de son côté le créateur de Vite ma dose ou de Covid Tracker, Guillaume Rozier, faisant part de sa «grande admiration». Le biologiste Alexis Verger loue, lui, «un scientifique remarquable, un homme passionné et passionnant». «Sa profondeur de réflexion et la douceur de sa voix me manqueront», assure-t-il.

Par ses prises de position éthiques et philosophiques, Axel Kahn était une voix qui comptait dans la classe politique. De gauche à droite, en passant par La République en marche, de nombreux responsables politiques ont également tenu à rendre hommage au généticien. «Il y a six semaines, dans une lettre pleine de dignité, Axel Kahn expliquait son combat et nous disait au revoir. Il nous quitte pour de bon aujourd’hui, et c’est à notre tour de lui rendre hommage, à lui et à son intelligence lumineuse», estime le communiste Ian Brossat. Axel Kahn avait milité au Parti communiste français (PCF) durant sa jeunesse, jusqu’en 1977.

Les hommages se sont également multipliés au sein du Parti socialiste, dont le généticien s’était rapproché durant la deuxième partie de sa vie. «Son intelligence, sa dignité et son courage face à la maladie constituent pour nous tous une vraie leçon de vie», écrit l’ancien président de la République François Hollande, quand la maire de Paris, Anne Hidalgo, loue «un homme généreux, un humaniste, essayiste d’une grande culture et chercheur qui aura consacré sa vie aux autres».

«Scientifique de renom, président de la Ligue contre le cancer, il a éclairé de sa connaissance et de son humanisme les grands débats éthiques qui traversent notre société», rappelle l’ancien négociateur pour le Brexit, potentiel candidat LR à la présidentielle Michel Barnier.

Le Premier ministre, Jean Castex, adresse ses «pensées […] à sa famille, ses proches et tous ceux qui ont eu l’honneur de partager un moment de vie avec lui». «Rendre hommage à l’homme c’est d’abord épouser ses combats, saluer cette vie qui avait valeur d’exemple et faire nôtres ses engagements», poursuit l’ancien maire de Prades. Au plus haut de la crise sanitaire, Axel Kahn n’avait pourtant pas épargné la gestion de la crise du gouvernement.

Il y a un mois, le généticien accordait une dernière interview à Léa Salamé sur France Inter durant laquelle il affirmait que «mort ou pas mort, [il avait été] intensément heureux». «Merci pour tout», écrit simplement la journaliste ce mardi, faisant part de sa «grande tristesse». Daniel Nizri, son successeur à la tête de la Ligue contre le cancer se souvient, lui, d’une personnalité «hors norme».

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