“Peut-être qu’il faut passer à l’action”: Éric Zemmour attise les rumeurs sur sa candidature en 2022 – BFMTV

Spread the love
  • Yum

“Je fais de plus en plus de propositions, je pense de plus en plus à comment mettre en application ce que je dis”, a déclaré le polémiste dans un entretien ce dimanche.

“Peut-être qu’il faut passer à l’action”, “je fais de plus en plus de propositions”. Dans un entretien au média “Livre noir” ce dimanche, qui se présente comme “souverain” et “anticonformiste”, Éric Zemmour a remis sur la table une possible candidature à la présidentielle de 2022, alors que cette hypothèse agite l’extrême droite.

En intervenant “tous les soirs” sur la chaîne de télévision CNews, “je fais de plus en plus de propositions, je pense de plus en plus à comment mettre en application ce que je dis”, explique l’éditorialiste “Je réfléchis à la suite, aux mesures éventuelles qu’on pourrait prendre à partir de mon diagnostic”, poursuit-il.

“Peut-être qu’il faut passer à l’action”

Éric Zemmour, condamné plusieurs fois pour provocation à la haine, file la comparaison avec le journaliste monarchiste et nationaliste de l’Action française, Jacques Bainville (1879-1936), disant à la fin de sa vie “avoir toujours eu le tort de ne pas viser assez haut”.

“J’ai depuis vingt ans annoncé, prophétisé, en vain pour l’instant, en disant, voilà ce qu’il va arriver. J’ai longtemps pensé que cela suffisait. (…) Là, en voyant les états d’âme de Jacques Bainville… Peut-être qu’il faut passer à l’action car la prévision, la prédiction, même la prophétie ne suffit pas”, réagit Éric Zemmour.

“De Marine Le Pen à Emmanuel Macron, ils ne comprennent pas ce qu’il se passe. Ils ont tous compris que la sécurité allait être au centre de la présidentielle. Très bien, mais le sujet, ce n’est pas la sécurité, la sécurité est un problème parce que nous vivons un changement de peuple et une guerre de civilisation sur notre sol”, estime-t-il.

“Marine Le Pen est aujourd’hui la plus en capacité de gagner cette élection”

Ce n’est pas la première fois qu’Éric Zemmour laisse entendre qu’il pourrait se présenter à l’élection présidentielle. Interrogé en avril sur Paris Première, à ce sujet, il avait répondu “ce n’est pas une réponse que je vais donner dès maintenant”. Le 5 mars dernier, c’est Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, qui le relancait sur le sujet. “Je ne postule à rien pour l’instant”, avait-il rétorqué.

Ces derniers mois, plusieurs de ses proches et de ses soutiens ont confié à différents médias que le polémiste comptait se présenter, et étudiait le terrain.

La candidate du RN Marine Le Pen a estimé dimanche qu’une candidature à la présidentielle de 2022 d’Éric Zemmour, risquerait d’affaiblir “le camp national” à ce scrutin. “Objectivement, c’est une candidature qui peut aider Emmanuel Macron à arriver en tête à l’élection présidentielle, ce que les sondages ne lui accordent pas pour l’instant”, a-t-elle commenté lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

“Attention à ne pas chercher le mouton à cinq pattes: on pense comme Marine Le Pen mais on ne veut pas voter pour Marine Le Pen”, a averti le porte-parole du RN Sébastien Chenu sur BFMTV, tout en disant situer Éric Zemmour dans “le camp des alliés”. “Marine Le Pen est aujourd’hui la plus en capacité de gagner cette élection, tous les sondages montrent qu’elle est la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron, (…) les autres n’arrivent pas au second tour !”, a-t-il assuré.

Provocations à la haine

L’éditorialiste de 62 ans revient longuement dans cet entretien sur ses thèmes de prédilection: l’immigration, l’islam et la “femme voilée”. En septembre 2019, lors d’une réunion organisée par les proches de Marion Maréchal, une diatribe contre l’islam et les immigrés “colonisateurs”, lui avait valu un an plus tard une condamnation à 10.000 euros d’amende pour injure et provocation à la haine.

Le polémiste a par ailleurs été visé dans la presse par plusieurs accusations d’agressions sexuelles. La direction du Figaro a récemment souligné ne pas avoir été saisie “d’élements ou d’une situation problématique” et qu’il n’y a “pas de plainte, pas d’enquête ouverte”, mais “rien d’autre que des articles de presse dont un certain nombre de précédents sont là pour nous rappeler qu’on ne saurait sans risque juridique en tirer des conséquences individuelles”.

S. V. avec AFP

Leave a Reply

%d bloggers like this: