Pétronin : l’opposition demande des comptes sur les conditions de la libération de l’ex-otage – LCI

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Politique

REALPOLITIK – Le Rassemblement national s’insurge que Sophie Pétronin ait pu être libérée contre la libération de centaines de djihadistes, et demande des comptes.

La libération de Sophie Pétronin est toujours entourée de zones d’ombre. La France a-t-elle payé pour que l’humanitaire soit relâchée ? Des combattants ont-ils été libérés en échange ? En tout cas, elle a coïncidé avec la remise en liberté les jours précédents de plusieurs dizaines de prisonniers que des responsables maliens ont présentés comme des djihadistes, mais dont l’identité et le profil n’ont pas été divulgués.

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De quoi faire bondir le Rassemblement national. “Nos soldats combattent au Mali depuis de longues années. Certains de leurs camarades sont morts au combat. Jamais on ne devrait transiger avec l’islamisme et permettre la libération de djihadistes, au risque d’exposer plus encore nos armées déjà durement éprouvées”, a tweeté sa présidente Marine Le Pen.

Marine Le Pen demande des comptes

Vendredi 9 octobre en marge d’une conférence de presse à Nanterre, elle a réclamé que l’exécutif informe les partis politiques et les groupes parlementaires des “conditions” de la libération de Sophie Pétronin. L’ex-candidate à la présidentielle avait évoqué des “échos” selon lesquels “non pas quelques dizaines, mais semble-t-il quelques centaines, d’islamistes auraient été libérés en contrepartie”, “dont des djihadistes”, ce qui n’est “pas pour nous rassurer quand on est attaché à la sécurité de notre pays”.

Député européen RN Thierry Mariani s’est dit “partagé entre l’émotion et la raison. C’est émouvant de voir Sophie Pétronin retrouver sa famille. Mais je ressens aussi l’émotion des familles des 45 militaires français morts au Mali qui savent que 200 djihadistes ont été libérés.”

L’ancien bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, s’est dit “choqué” sur Twitter que l’ex-otage “n’ait pas un seul mot pour la France et pour nos soldats alors que sa libération, qu’on voudrait heureuse, va mettre physiquement en danger nos hommes là-bas, ainsi que nombre de Maliens avec les 200 djihadistes libérés”.

L’Elysée se défend

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De son côté, l’Elysée indique que la France n’est pas intervenue dans la négociation, et qu’il s’agit d’une opération entièrement menée par le gouvernement malien, qui lui ne s’interdit pas de négocier avec les groupes djihadistes. Auprès de l’AFP, un chercheur français laisse entendre que le gouvernement français s’est laissé dicter certaines conditions : “La France félicite aujourd’hui le gouvernement. Mais est-ce que tout le monde était d’accord sur le prix à payer ? Je ne peux pas imaginer que Paris soit satisfaite de la libération d’autant de djihadistes”.

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