“Parler” reprend de la voix, le réseau social est de nouveau disponible

Spread the love
  • Yum

Les fans de Donald Trump, et tous les partisans d’un Internet totalement libre et dénué de toute modération, seront heureux d’apprendre que « Parler » est de retour. Celui qui était devenu la référence de tout un parti politique n’était plus en ligne depuis le 10 janvier dernier. Le réseau social s’était fait écarter d’Internet suite à une décision d’Amazon et son service AWS, sur lequel reposait le réseau social.

Les difficultés se sont poursuivies ces dernières semaines. Le PDG de Parler, John Matze, a été limogé début février. Quelques jours avant, un appel en justice dans le but de contrer la décision d’Amazon fut finalement rejeté par un juge fédéral. Parler s’est tu, et sa communauté aussi, laissant un grand silence de tout un groupe politique déjà banni de Twitter, Facebook, ou encore YouTube.

Lire aussi – “Parler”, le dernier coup de pied dans la fourmilière

Parler, plus indépendant et durable ?

Pour son retour, Parler aurait envoyé un communiqué de presse aux principaux médias américains pour les avertir. Selon Engadget, qui relayait les dires du réseau social, Parler serait « construit sur une technologie durable et indépendante et ne dépend pas de la soi-disant ‘Big Tech’ pour ses opérations ». Au New York Times, on confirme le renvoie d’une page pour se connecter au site. « Il semblerait que Parler se soit associé à une petite entreprise pour le service » a déclaré Jack Nicas, journaliste.

Le retour ne semble pas disponible pour tout le monde non plus. Depuis le Canada, ou aux États-Unis en utilisant ExpressVPN, impossible pour moi d’accéder à la plateforme. Avant d’être écarté des serveurs d’AWS, Parler comptait 15 millions d’utilisateurs. Selon la société, ces dernières semaines, de nombreux services d’hébergement avaient refusé les demandes de retour de Parler, craignant un mauvais effet auprès de l’opinion publique.

Si son lancement est bel est bien durable, alors Parler devra encore faire face à des doutes et des critiques autour de ses soutiens. À peine de retour, son image en prendra déjà un coup : derrière sa supposée autarcie des géants de la tech, la société a obtenu de l’aide d’une entreprise russe très proche du gouvernement de Poutine, ainsi que d’Epik, une société de services sur Internet connu pour avoir soutenu un site néo-nazi.

Leave a Reply

%d bloggers like this: