“On nous enfonce” : Philippe Etchebest ne comprend pas les nouvelles mesures sur les bars et les restaurants – Sud Ouest

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Le chef étoilé Philippe Etchebest est monté au créneau après l’annonce de nouvelles mesures sanitaires mercredi. À Marseille et en Guadeloupe, les restaurants sont contraints de fermer leurs portes pour au moins deux semaines. Dans les autres métropoles comme Bordeaux, les établissements de restauration restent pour le moment ouverts, les bars ne pourront pas dépasser 22 heures.  

“On stigmatise notre profession”

Très remonté, Philippe Etchebest s’est exprimé au micro de BFMTV : ““Pourquoi on est montré du doigt? On passe pour une profession dangereuse. On stigmatise notre profession, il faut arrêter (…) Là on est en train de se noyer et on nous enfonce la tête sous l’eau. Stop” 

Le chef a détaillé les difficultés économiques que rencontrait le secteur de la restauration, citant l’exemple de son établissement. Pour s’adapter aux exigences sanitaires strictes, il confie ainsi avoir réduit de 30% la capacité d’accueil de son restaurant : “On nous a demandé d’appliquer des protocoles sanitaires drastiques, ce qui a été fait (…) Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Ceux qui n’appliquent pas le protocole, qui ne sont pas réglo, il faut les sanctionner. Mais laissez travailler ceux qui font les choses dans les règles.”

Philippe Etchebest a appelé les syndicats à réagir : “Il faut qu’il y ait des actions qui soient menées, qui soient réelles et qui soient fortes.”

Un “sacré coup de massue”

Le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a estimé sur Europe 1 que la décision était un “sacré coup de massue”. “Aujourd’hui, le sol se dérobe sous leurs pieds parce que quand on ferme son activité, vous n’avez plus de recettes, vous n’avez plus de revenu, parce que ce sont des statuts d’indépendants, vous n’avez pas le droit à l’assurance-chômage”, a déclaré le chef de cette organisation patronale représentant les PME.

“Pour les hôteliers, les bars et toute la filière amont, les fournisseurs, il faut tout simplement annuler leurs charges” et pas seulement les reporter, a-t-il demandé avant une réunion téléphonique à 11h30 du ministre de l’Économie Bruno Le Maire et du ministre délégué aux PME Alain Griset avec les représentants du secteur. “Ils ne pourront pas rembourser, ou alors ça sera direction le tribunal de commerce et là, de toute façon, ils ne paieront pas”, a estimé M. Asselin.

Il a aussi réitéré le souhait de la la Confédération des petites et moyennes entreprises “que les dettes sociales des indépendants soient considérées comme des dettes de la personne morale et non pas de la personne physique”.

Pour l’ensemble des secteurs, le président de la CPME a prédit qu’à partir du 7 octobre prochain “vous allez voir la sinistralité des entreprises augmenter en flèche” avec la reprise de l’obligation de déclaration des cessations de paiements devant les tribunaux de commerce. “Évidemment les mesures annoncées hier (mercredi) soir ne vont pas aider à cette situation”, a-t-il ajouté.

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