On connaît le nom de la première néo-banque qui sera cotée en bourse

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La société américaine de financement participatif LendingClub devrait racheter, le mois prochain, la néo-banque Radius Bank, pour un montant de 185 millions de dollars. L’opération vient de recevoir toutes les approbations réglementaires nécessaires et la confirmation des deux parties. Elle pourrait faire de LendingClub la première néo-banque cotée en bourse.

Les discussions entre les deux entreprises duraient depuis plusieurs mois maintenant. Pour LendingClub, vu comme le plus gros prêteur américain, ce rachat sera l’occasion d’intégrer pleinement le domaine bancaire et venir ouvrir de nouvelles solutions d’épargne, de crédit, avec des comptes courants et de nouvelles cartes de paiement.

LendingClub se relève

Tout n’était pas aussi rose ces derniers mois pour LendingClub. L’entreprise avait dû licencier 460 employés, l’équivalent de 30 % de ses effectifs, en avril dernier. La crise sanitaire l’avait obligé à revoir sa structure, un point que son président-directeur Scott Sanborn ne voyait pourtant pas d’un si mauvais œil. Il disait alors :

« Il était nécessaire de réaligner nos effectifs avec l’environnement commercial actuel. Grâce à ces actions, nous pensons que nous sommes bien positionnés pour atteindre nos objectifs stratégiques à long terme et mieux servir nos membres. »

Depuis, les indicateurs sont un peu plus au vert. Après une baisse régulière de son cours entre 2014 et cet été, l’action de LendingClub sur le New York Stock Exchange est remontée, de plus de 150 % depuis novembre, à 11,80 $. Chez ses clients, une nouvelle carte de débit est disponible, et très bien utilisée : ils seraient 77 % à l’utiliser au quotidien.

De son côté, Radius Bank n’est pas tout récent, mais l’établissement ne gérait que 1,4 milliard de dollars d’encours en 2020. Son déploiement national est aujourd’hui limité par des applications de paiement comme Square qui attirent avec leur modèle encore plus simplifié.

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Commencer par un compte épargne

En fusionnant, LendingClub et Radius Bank prévoient de lancer un compte épargne en priorité. Dans un premier temps, le but sera d’attirer le public cible de la fintech depuis ses origines, à savoir des utilisateurs de la classe moyenne et cherchant principalement de quoi investir pour les projets immobiliers plus que de simples crédits à la consommation.

Ainsi, le compte épargne sera le premier pilier pour pouvoir détenir les fonds nécessaires et mettre en place le système de crédit, cher à l’entreprise. Pour la suite de cette nouvelle aventure, Scott Sanborn aime qualifier l’opération d’un « tournant décisif pour le secteur, alors que nous devenons la seule banque issue de la fintech avec un spectre complet de produits aux États-Unis ».

Des propos qui seront écoutés de près par les acteurs européens, tiraillés entre la bourse et le rachat. En si peu de temps avec la crise, les perspectives d’acquisitions de 100 millions de clients ont laissé place à des modèles comme celui de Starling Bank, déjà rentable malgré ses seulement 3 millions de clients. Une stratégie bien plus proche de celle des banques traditionnelles et des banques en ligne finalement, auxquels les néo-banques s’étaient pourtant construites en opposition.

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